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Une quête ! oui je l’ai entendu sur les ondes !

6 août 2016

première couv En chemins vers un marathon aux couleurs de Bretagne et d'Irlande   4eme couverture En Chemins vers un marathon aux couleurs de Bretagne et d'Irlande2

Je viens d’écouter deux débats sur France Culture sport extreme sur France Culture l’un traitant de l’Islam en France et le second du sport extrême.

J’ai reconnu dans les propos bien des constats et des interrogations que je délivre dans mon ouvrage En chemins vers un marathon, aux couleurs de Bretagne et d’Irlande.

Sport, effort, mais aussi sortir de la norme et au final une quête spirituelle .

Le coffre de Rimbaud : le nouveau roman d’Eric Bertrand

17 juin 2016

Le coffre de Rimbaud

 

Dans le nouvel ouvrage d’Eric Bertrand, Le coffre de Rimbaud, on pourrait s’attendre à une étude de plus du poète. Mais un regard sur la couverture nous invite à fouiller le sable ocre des lointains, à suivre un chemineau passé là il y a bien longtemps, à entrer dans ses pas au cœur de la poussière encore chaude et on se dit immédiatement que l’auteur a changé de matière. Il est allé pétrir l’actualité dans ce qu’elle a de plus interrogatif : les migrants dans leur voyage.

C’est le thème journalistique du moment mais Eric Bertrand prend à bras-le-corps le sujet et le détourne pour nous faire découvrir un de nos plus grands migrants et voyageurs, Arthur Rimbaud.

première de couverture Le coffre de Rimbaud

De Charleville à l’Abyssinie et de l’Abyssinie à Charleville, en passant par Marseille, le lecteur voyage avec Djami le Jeune, descendant de Djami l’Ancien, un ami d’Arthur Rimbaud dans le monde aride des traversées de désert à dos de chameau, un ami des transactions commerciales en Mer rouge, dans le Harrar, au Yemen…. Commerce légal ou illégal, engagement comme légionnaire, professeur de langue. On découvre un Rimbaud assoiffé de connaissances, de mises en pratique, de la géométrie à l’architecture, la mécanique des matériaux, il veut tout savoir !… Mais où est passée la poésie de ses dix-sept ans ?

Djami le jeune rapporte à Charleville un coffre que Rimbaud avait confié à son ami Djami l’ancien avant de quitter l’Afrique, bien mal en point.

Que renferme ce coffre ?

Les pages défilent sous les yeux du lecteur tant le roman est alerte. On veut savoir, on veut découvrir les voyages, le caractère de Rimbaud. Jusqu’où est-il allé dans sa quête d’expérience, de découverte ? Des créations au jour le jour, toujours plus, les voyages s’accumulent et livrent les poèmes de Rimbaud égrenés ici par l’écrivain, toujours à propos, sans saturation, le juste comme il faut pour comprendre la sensibilité du poète, son rapport à la langue, la dureté du marchand, l’amitié très forte et pure avec Nina.

Au long des chapitres, le lecteur découvre alors comment le poète qui a bercé notre enfance du « dormeur du val » aspirait à être vivant. Chacun de nous a entendu parler des différends très forts qui ont opposé Rimbaud et Verlaine mais qui connaît la précocité du jeune Arthur, les lettres anciennes acquises très tôt ? Si à douze ans il apprend l’amharique, la langue de l’Abyssinie, s’il crée des vers en latin, il sait aussi très tôt découvrir et jouir des voyages au cœur des jeunes filles. Par contre, son cœur n’est pas tendre pour sa « mother » et bien des bourgeois !

Dans cet ouvrage de 178 pages, tout est découverte, enrichissement, expérience qui s’ajoute à une autre.

« Le coffre de Rimbaud », c’est finalement trois voyages en un seul : le voyage du migrant Djami le jeune vers l’Europe, celui de Rimbaud le migrant de par le monde et le troisième c’est le voyage au cœur de la poésie de Rimbaud.

Et au fond du coffre, sous une planche, un trésor apparaît !…

L’auteur Eric Bertrand connaît très bien la vie et la poésie d’Arthur Rimbaud : chaque mot, chaque phrase, est replacé dans son contexte. On dirait qu’il a côtoyé ce marcheur « aux semelles de vent ». Est-ce lui, Eric Bertrand, en réalité, ce Djami l’ancien ancré au carrefour des grands territoires arides, désertiques de la vie et des oasis de poésie et de littérature ?

Mes meilleurs voeux pour le combat des mots

2 janvier 2016

Avec tous mes meilleurs voeux de santé pour entreprendre

1ère couverture C'est...à dire 001

Les mots au combat

La porte est ouverte

Et les poètes parlant

Les mots s’envolent en s’amusant.

Serait-ce en pure perte

Que les phrases deviennent désertes ?

Quelques sons bien émis

Valent pourtant bien d’être écrits !

.

Ainsi le maudit mot

Ou noble écho s’évaporent

Au-dessus de la houle

A moins qu’enfermé dans une amphore

Et protégé des folles foules

Il atterrisse calligraphié, valide

Au creux d’une vieille pyramide.

Un touriste un peu curieux

Ira-t-il chercher le mot perdu

Le faire revivre de ses lettres mises à nu

Et lui prodiguer ses sèmes ambitieux ?

Alors si certains fanatiques

Brûlent les livres à la trique et au son du canon

Osons leur dire que les mots

Ont la peau qui dure

Et qu’ils sèment à tout vent

De nouveaux beaux printemps.

Par Francis Lepioufle

B. Lahire prône la réflexion

7 décembre 2015

Comment réagir aux événements?

Je sollicitais dernièrement un dépassement de l’émotion pour aller vers un peu de réflexion et de raison.

Un grand sociologue nous donne son avis dans Télérama et replace le rôle de la sociologie en tant que science d’explication. Merci à lui.

Bernard Lahire

Lendemains d’émotion et réflexion

20 novembre 2015

Je l’ai exprimé hier ; l’émotion est humaine, légitime et même nécessaire mais elle n’est pas suffisante pour continuer à vivre.

Les réactions du gouvernement n’ont pas tardé : arrestations, sécurité,  soumission de propositions au niveau européen. Tout cela est nécessaire ! Même l’état d’urgence ! et on n’a pas touché à la liberté de la presse et on a exclu l’arrestation de députés, de journalistes ! Bonne orientation mais !

Tout se résumerait à arrêter les terroristes, à aller en dehors de nos frontières combattre !

Il serait tout de même nécessaire et temps de poser une question : comment se fait-il que 4000 jeunes français, de familles bien-pensantes, d’origine catholique, et de milieux assez aisés prennent le chemin de daesh? « Pour trouver un idéal » écrivent des chercheurs!

Certainement que des gens très informés y ont pensé !   Ne faudrait-il pas passer de l’émotion collective à une prise de conscience collective : n’est-il pas possible de proposer un idéal sain à nos jeunes ? Comment?

Pour mieux s’interroger je propose deux liens avec deux articles du monde : l’un intitulé « pour les désespérés, l’islamisme radical est un produit excitant » par le psychanaliste Fethi Benslama et un autre de Bernard Stiegler  » ce n’est qu’en projetant un véritable avenir qu’on pourra combattre daesh; « 

Bonne lecture et que vive l’esprit critique !

Je citais Dante dans un article de février 2008 :

« Ainsi, quand on dit de l’homme qu’il vit , on doit entendre que l’homme use de la raison, qui est sa vie spécifique et l’action de sa partie la plus haute. Celui donc qui s’éloigne de la raison et n’use que de la partie sensitive de lui-même, ne vit pas comme un homme, mais comme une bête… »

Une manif d’émotion à Loudéac : appel à ne pas manifester ce 19/11/2015

19 novembre 2015

J’ai lu dans la presse qu’un projet de manifestation était à l’ordre du jour,  ce 19 novembre 2015, organisé par un groupe de quatre personnes. Personnellement je n’irai pas et j’invite la population à réfléchir avant de cautionner un tel mouvement.

Pourquoi?

On ne sait pas au nom de qui elles procèdent à leur appel. S’agit-il d’une émotion personnelle légitime mais qu’elles désirent traduire en émotion collective? Actuellement, on bat et rabat l’émotion ; nous allons finir par nous vider de nos aspirations à vivre, nous liquéfier de réaliser des projets car toute notre vitalité serait vouée à être ému(e). Si cette émotion naturelle est propre à évacuer un mal-être, il est nécessaire à un moment de relever la tête et de sortir du stade de l’émotion pour devenir et s’accomplir, réfléchir, encore et encore.

Second volet de ma réponse : quelle est la légitimité de ces personnes pour appeler à un mouvement? Auraient-elles besoin de se valoriser personnellement par cette action? ce n’est pas le moment !

Il eût été bien qu’elles nous expliquent ce qui les guide : elles-mêmes ou un autre mouvement ? Lequel ? Sous quelle obédience elles manoeuvrent ? Peut-être aucune, mais l’absence de clarté me dit que je ne dois pas participer: ce serait cautionner une action ou un mouvement dont on ne connaît pas les fondements et les orientations.

Dans les conditions actuelles, participer à ce mouvement proposé c’est accepter d’être aveugle. Mais peut-être que nous ne sommes que des moutons ou des veaux comme avait dit un général !

Demain quelques remarques pour sortir de l’émotion, si nécessaire mais à dépasser !!!!!!!!!!!!!!

Les nocturnes littéraires du Morbihan

31 juillet 2015

Le soleil est là. En plusieurs lieux successifs, vous pouvez goûter au plaisir de rencontrer des auteurs, qui à Quiberon, qui à Auray saint-Goustan, qui encore dans les terres de Josselin voire de Locminé. Ces nocturnes littéraires commencent vers 17h ou 18h et se poursuivent jusqu’à la fraîcheur mais vous savez qu’en Bretagne il n’y a pas de fraîcheur, ce n’est que tiédeur et chaleur dans les coeurs !

Ils seront là et … je serai là et j’aurai donc le privilège d’échanger avec vous sur mes six ouvrages, dont le dernier, En chemins vers un marathon, aux couleurs de Bretagne et d’Irlande.

Ce soir c’est place Gambetta  à Vannes, qu’on se le dise !!!

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