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Je ne suis pas tout de Goth !

26 septembre 2016

Le délire allant de village en village, (gaulois cela va sans dire!), pourquoi ne pas y apporter sa contribution?

Il est gaulois, tu es gaulois, je suis gaulois ! c’est à qui mettrait les vieux livres d »histoire et surtout les images d’Epinal du chef gaulois , de sa chevelure, de sa moustache, en grandes affiches placardées sur les nouveaux murs que sont les iphones et autres médias de poche ! Qui a donc intérêt à faire renaître le sentiment d’une nation unie derrière un chef? Qui a intérêt à défendre le mythe d’une population unie , faisant fi des différences ! Le national au profit d’une fédérations de différences. Un coup de balai rapide de communication faisant oublier les origines géographiques et donc culturelles, portées depuis des générations individuellement, collectivement. On voudrait que la nouvelle différence des nouveaux venus soit gommée au profit de l’assimilation la plus complète.

Quand    les jeunes bretons commençaient à vouloir fréquenter les jeunes gallèses(du pays gallo) de Bretagne (à quelques cinq kilomètres) ou inversement, on disait aussi que ce n’était pas bien, que les autres étaient différents, étranges, étrangers, car ils ne parlaient pas la même langue, ils dénommaient différemment les choses comme galette et crêpe, les plats n’étaient pas similaires. Petit à petit, ils ont vécu côte à côte et même ensemble par le mariage civil. Quant aux « gaulois » de Normandie et à ceux de Bretagne, il fallait attendre un peu pour que la discorde de la différence s’atténue. Et les Lorrains, alors, et les Alsaciens,  et les bretons vivant comme des immigrés en Seine Saint -Denis bien avant les Africains, eux aussi affichaient leurs différences, parlant leur langue , la sauvegardant pour être un peu chez soi, dans un appartement de Bretagne en Paris, eux aussi ont été des étrangers, ils avaient migré on ne les appelait pas noblement des expats , des expatriés. Petit à petit chacun a mangé ou accentué sa différence mais s’est fondu dans un pot commun, dans des valeurs communes. Et Pourquoi ce creuset ne serait-il pas possible aujourd’hui? Les arrivants sont-ils si différents de ces bretons, de ces berrichons, de ces manceaux qui ont conquis Paris ? Peut-être que l’Alsacien  qui vous côtoie a sa part génétique plus wisigothique que gauloise et celui de Barcelonnette, celui de l’appartement en dessous n’aurait-il pas le gène Lombard, mais si on y regarde bien, avez-vous remarqué le type serbo-croate de celui-là? Il aurait du sang des Huns venus qu’au Danube ! Mais à côté l’Alasacien , il a un côté bien franc ! Et dans les amis des voisins, dans les réunions de quartier, la richesse de cette différence qui provoque peut-être l’attrait de l’autre, entraîne si chacun le désire, un plaisir d’échanger et de mieux vivre ensemble.

Alors qu’on laisse les Gaulois, les Wisigoths, les Huns, les Francs, les Vandales en paix en chacun de nous et surtout faisons en sorte que la différence attire plus qu’elle ne divise. La stigmatisation un jour entraîne toujours un sentiment de vengeance ou de rébellion. Pourquoi cette stigmatisation est toujours préférée à celle de mettre ensemble? Ah j’oubliais ! nous sommes toujours en période éléctorale et il faut diviser, trouver des thèmes populistes pour rassembler et pendant ce temps, on fait oublier l’essentiel à tout le monde : comment donner du travail, en quelle quantité pour que chacun vive, faut-il instituer un salaire universel en rapport avec la richesse nationale développée? A-t-on le droit de breveter la nature ? …etc..

Réflexions du jour

4 septembre 2016

Il est bon de lire un ouvrage, de regarder une peinture, d’écouter de la musique, d’écrire, en laissant croître l’émotion et en délaissant quelque peu la connaissance même si la mélancolie est au bout du sentier.

La nature a parfois ceci de bon : c’est qu’elle nous oblige à nous observer plutôt qu’à regarder et séduire les autres !

Une quête ! oui je l’ai entendu sur les ondes !

6 août 2016

première couv En chemins vers un marathon aux couleurs de Bretagne et d'Irlande   4eme couverture En Chemins vers un marathon aux couleurs de Bretagne et d'Irlande2

Je viens d’écouter deux débats sur France Culture sport extreme sur France Culture l’un traitant de l’Islam en France et le second du sport extrême.

J’ai reconnu dans les propos bien des constats et des interrogations que je délivre dans mon ouvrage En chemins vers un marathon, aux couleurs de Bretagne et d’Irlande.

Sport, effort, mais aussi sortir de la norme et au final une quête spirituelle .

Le coffre de Rimbaud : le nouveau roman d’Eric Bertrand

17 juin 2016

Le coffre de Rimbaud

 

Dans le nouvel ouvrage d’Eric Bertrand, Le coffre de Rimbaud, on pourrait s’attendre à une étude de plus du poète. Mais un regard sur la couverture nous invite à fouiller le sable ocre des lointains, à suivre un chemineau passé là il y a bien longtemps, à entrer dans ses pas au cœur de la poussière encore chaude et on se dit immédiatement que l’auteur a changé de matière. Il est allé pétrir l’actualité dans ce qu’elle a de plus interrogatif : les migrants dans leur voyage.

C’est le thème journalistique du moment mais Eric Bertrand prend à bras-le-corps le sujet et le détourne pour nous faire découvrir un de nos plus grands migrants et voyageurs, Arthur Rimbaud.

première de couverture Le coffre de Rimbaud

De Charleville à l’Abyssinie et de l’Abyssinie à Charleville, en passant par Marseille, le lecteur voyage avec Djami le Jeune, descendant de Djami l’Ancien, un ami d’Arthur Rimbaud dans le monde aride des traversées de désert à dos de chameau, un ami des transactions commerciales en Mer rouge, dans le Harrar, au Yemen…. Commerce légal ou illégal, engagement comme légionnaire, professeur de langue. On découvre un Rimbaud assoiffé de connaissances, de mises en pratique, de la géométrie à l’architecture, la mécanique des matériaux, il veut tout savoir !… Mais où est passée la poésie de ses dix-sept ans ?

Djami le jeune rapporte à Charleville un coffre que Rimbaud avait confié à son ami Djami l’ancien avant de quitter l’Afrique, bien mal en point.

Que renferme ce coffre ?

Les pages défilent sous les yeux du lecteur tant le roman est alerte. On veut savoir, on veut découvrir les voyages, le caractère de Rimbaud. Jusqu’où est-il allé dans sa quête d’expérience, de découverte ? Des créations au jour le jour, toujours plus, les voyages s’accumulent et livrent les poèmes de Rimbaud égrenés ici par l’écrivain, toujours à propos, sans saturation, le juste comme il faut pour comprendre la sensibilité du poète, son rapport à la langue, la dureté du marchand, l’amitié très forte et pure avec Nina.

Au long des chapitres, le lecteur découvre alors comment le poète qui a bercé notre enfance du « dormeur du val » aspirait à être vivant. Chacun de nous a entendu parler des différends très forts qui ont opposé Rimbaud et Verlaine mais qui connaît la précocité du jeune Arthur, les lettres anciennes acquises très tôt ? Si à douze ans il apprend l’amharique, la langue de l’Abyssinie, s’il crée des vers en latin, il sait aussi très tôt découvrir et jouir des voyages au cœur des jeunes filles. Par contre, son cœur n’est pas tendre pour sa « mother » et bien des bourgeois !

Dans cet ouvrage de 178 pages, tout est découverte, enrichissement, expérience qui s’ajoute à une autre.

« Le coffre de Rimbaud », c’est finalement trois voyages en un seul : le voyage du migrant Djami le jeune vers l’Europe, celui de Rimbaud le migrant de par le monde et le troisième c’est le voyage au cœur de la poésie de Rimbaud.

Et au fond du coffre, sous une planche, un trésor apparaît !…

L’auteur Eric Bertrand connaît très bien la vie et la poésie d’Arthur Rimbaud : chaque mot, chaque phrase, est replacé dans son contexte. On dirait qu’il a côtoyé ce marcheur « aux semelles de vent ». Est-ce lui, Eric Bertrand, en réalité, ce Djami l’ancien ancré au carrefour des grands territoires arides, désertiques de la vie et des oasis de poésie et de littérature ?

Mes meilleurs voeux pour le combat des mots

2 janvier 2016

Avec tous mes meilleurs voeux de santé pour entreprendre

1ère couverture C'est...à dire 001

Les mots au combat

La porte est ouverte

Et les poètes parlant

Les mots s’envolent en s’amusant.

Serait-ce en pure perte

Que les phrases deviennent désertes ?

Quelques sons bien émis

Valent pourtant bien d’être écrits !

.

Ainsi le maudit mot

Ou noble écho s’évaporent

Au-dessus de la houle

A moins qu’enfermé dans une amphore

Et protégé des folles foules

Il atterrisse calligraphié, valide

Au creux d’une vieille pyramide.

Un touriste un peu curieux

Ira-t-il chercher le mot perdu

Le faire revivre de ses lettres mises à nu

Et lui prodiguer ses sèmes ambitieux ?

Alors si certains fanatiques

Brûlent les livres à la trique et au son du canon

Osons leur dire que les mots

Ont la peau qui dure

Et qu’ils sèment à tout vent

De nouveaux beaux printemps.

Par Francis Lepioufle

B. Lahire prône la réflexion

7 décembre 2015

Comment réagir aux événements?

Je sollicitais dernièrement un dépassement de l’émotion pour aller vers un peu de réflexion et de raison.

Un grand sociologue nous donne son avis dans Télérama et replace le rôle de la sociologie en tant que science d’explication. Merci à lui.

Bernard Lahire

Lendemains d’émotion et réflexion

20 novembre 2015

Je l’ai exprimé hier ; l’émotion est humaine, légitime et même nécessaire mais elle n’est pas suffisante pour continuer à vivre.

Les réactions du gouvernement n’ont pas tardé : arrestations, sécurité,  soumission de propositions au niveau européen. Tout cela est nécessaire ! Même l’état d’urgence ! et on n’a pas touché à la liberté de la presse et on a exclu l’arrestation de députés, de journalistes ! Bonne orientation mais !

Tout se résumerait à arrêter les terroristes, à aller en dehors de nos frontières combattre !

Il serait tout de même nécessaire et temps de poser une question : comment se fait-il que 4000 jeunes français, de familles bien-pensantes, d’origine catholique, et de milieux assez aisés prennent le chemin de daesh? « Pour trouver un idéal » écrivent des chercheurs!

Certainement que des gens très informés y ont pensé !   Ne faudrait-il pas passer de l’émotion collective à une prise de conscience collective : n’est-il pas possible de proposer un idéal sain à nos jeunes ? Comment?

Pour mieux s’interroger je propose deux liens avec deux articles du monde : l’un intitulé « pour les désespérés, l’islamisme radical est un produit excitant » par le psychanaliste Fethi Benslama et un autre de Bernard Stiegler  » ce n’est qu’en projetant un véritable avenir qu’on pourra combattre daesh; « 

Bonne lecture et que vive l’esprit critique !

Je citais Dante dans un article de février 2008 :

« Ainsi, quand on dit de l’homme qu’il vit , on doit entendre que l’homme use de la raison, qui est sa vie spécifique et l’action de sa partie la plus haute. Celui donc qui s’éloigne de la raison et n’use que de la partie sensitive de lui-même, ne vit pas comme un homme, mais comme une bête… »