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Un cri, un grand cri, sans doute un caillou dans l’eau , mais aujourd’hui, je me permets ce coup d’épée … dans l’eau je pense que je ne blesserai personne.
Ces temps-ci , il est beaucoup question de nourriture, dans la presse et dans le monde ; chaque homme n’y trouverait pas sa propre subsistance. Retour tragique des choses : tout semblait bien se dérouler sur notre planète car nous pouvions manger, boire, consommer à gogo, enfin pour les plus aisés, et il y en avait mais c’était souvent mal réparti. Une situation n’existe en tant que problème pour tout humain que s’il est vécu ou connu comme tel. Et dans nos départements ou régions de Bretagne ou de France, tout avait semblé aller pour le meilleur des mondes en devenir : chacun semblait pouvoir se nourrir, manger à sa faim, goûter par gourmandise et même se payer le luxe de créer le concept de belle ligne qui s’avéra bientôt la ligne éditoriale de magazines de mode affichant les êtres les plus faméliques . Quel art, quelle beauté s’exclamaient les uns et c’étaient souvent les mêmes qui criaient à la famine dans l’est Afrique , près des Lacs ou ailleurs.
La veste de la mode vient de se retourner à l’initiative de quelques uns, au moment précis où les médias concentrent leurs yeux sur des dérèglements planétaires concernant la nourriture. La presse commence à parler des mannequins plus charnus et en même temps des foules qui crient leur famine sous les tropiques ; quel hasard!!!!! et quels contraires !!!
De plus, dans certains journaux, il est question bien sûr des sècheresses qui auraient été la cause de ce manque de provisions mais aussi du déséquilibre entre la capacité de nourrir et l’accroissement de la population mondiale.
Trois questions m’écorchent ( et je rappelle que la question était une torture):
Comment se fait-il que la situation en soit là sans que les penseurs du monde ne se soient pas interrogés (je n’ai pas dit questionnés) plus tôt l On peut se demander alors quel formatage ils ont eu pour être aveugles à ce point ! A moins qu’ils n’aient peu de crédit dans les milieux financiers !!
A moins que cela soit voulu!!!!… et quelle serait la finalité d’une mise en manque du monde, sinon, je n’ose pas le penser, provoquer la demande et la maîtrise d’une nourriture particulière, bien contrôlée par … certains groupes!!!!!
Et la pauvreté se trouve toujours ailleurs ! Actuellement, les travailleurs pauvres peuvent-ils se considérer comme riches par la thérapie de ce qu’on leur montre de l’ailleurs ! Pauvre, tu as plus pauvre que toi !
Faut-il donc que nous descendions tous à l’état des besoins vitaux ? Survivre seulement alors ?
L’homme a besoin de plus pour vivre.
Et tout près aussi, loin de l’Afrique, des gens ont faim.
Faim de nourriture saine, faim de nourriture cultivée sainement, faim de denrée adaptée aux possibilités de culture,
mais faim aussi d’éducation, de savoirs aussi différents soient-ils ; toujours éduquer plutôt que punir, construire plutôt que détruire !!!!!!
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Taggé: besoins, faim, nourriture, savoirs
Lamballe est une ville située à quelques kilomètres de la mer. Quelques rues portent les traces de l’histoire. Des maisons à colombages témoignent d’un passé haut en couleurs. Arrivez à Lamballe, dirigez-vous vers le centre et prenez la direction de Pléneuf. Vous découvrirez alors une grande place pas très caractéristique mais elle mène vers des lieux à parcourir.
Sur la gauche, vous pouvez franchir un portail qui vous ouvre les portes du haras , un lieu bien connu des Lamballais et des habitants du département pour avoir accompagné, développé, et perfectionné l’élevage du cheval dans la région. Qui n’a pas vu ou entendu parler des parades, qui n’a pas eu un ancêtre palefrenier en ces lieux ? Pour ceux qui ne connaîtraient pas, allez découvrir les magnifiques écuries,…
Sur la droite, court une ruelle vers l’ancienne place du marché ; vous faites face alors à l’Hôtel de ville et de l’autre côté un petit bistrot tend ses tables vers la rue et accueille de mille soleils le promeneur en quête de rayons. La place est animée : en effet, de chaque côté, des magasins, des boutiques encadrent la place ….Et une librairie, le Point Virgule : c’est là que je vous attendrai le samedi 3 mai en après-midi, de 15h à 18h, peut-être au soleil, qui sait !
Pourquoi Lamballe ? J’y connais quelques personnes pour les avoir côtoyées ; et puis ces chevaux, toujours ces chevaux qui jalonnent des parcours comme dans mon roman “les chevaux de la mémoire”.
Et puis si vous ne venez pas le samedi, allez voir le haras tout de même et déambulez de la place du marché pour voir le musée, il serait dommage de ne pas connaître un peu Mathurin Méheut, le peintre lamballais.
Alors rendez-vous samedi place du marché, au point virgule !
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Taggé: dédicaces, haras, lamballe, librairie, point virgule
Dimanche dernier, j’étais à Guidel au salon des écrivains. Demain, je serai à Surzur, près de Vannes. Il s’y tient un salon du livre. Il s’agit de la septième édition.
Au plaisir de vous faire découvrir mon roman “Les chevaux de la mémoire”, entre réalité et rêve, entre souvenirs et interrogations vitales.
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Taggé: livre, salon, surzur
Le printemps est arrivé. Avec lui, les floraisons diverses et particulièrement dimanche 6 avril, celle du printemps des écrivains qui va se dérouler dans la salle de Kerprat.
L’invité d’honneur est Jacques Vallet pour “souvenirs d’enfance” ; quelle coïncidence, mon roman “les chevaux de la mémoire” parcourent mon enfance et mon adolescence. La fleur de marguerite offerte à un personnage de mon roman prépare un parcours chaotique au rythme de chevaux parfois endiablés.
J e serai donc présent à ce salon parmi plus de 50 auteurs, éditeurs et libraires. Je pense déposer un fleur sur ma table : faute de marguerite, je vais me mettre en quête de pâquerettes. Si vous passez, vous me reconnaîtrez : une table, le roman et son cheval de mémoire, des pâquerettes parmi les articles presse …
Donc à dimanche, dès 10h!
Categories: poésie · société · écriture
Taggé: écrivain, enfance, fleur, roman, salon
Une merveille
Ceci s’adresse à ceux qui ne connaîtraient pas ce roman, sorti en 2000. Déjà!
En guise d’histoire d’un critique culinaire en recherche de la saveur suprême à goûter encore une fois avant de mourir, Muriel Barbery nous concocte un menu des plus raffinés. Chaque mot est un mets délicat qui se savoure et se délecte en bouche avant d’avoir achevé la phrase. Et que dire du chien avide de plats dérobés à la sauvette : durant cette soirée de Noël, le gâteau, que dis-je , le “roulé bourré de crème au beurre” préparé avec amour et déposé dans une chambre, “lesté de la magnificence des oeuvres réussies” est dégusté presque méthodiquement et délicatement par Rhett le chien de la maison. Et Muriel Barbery l’érige en prince des fins gourmets.
Toutes les pages se succèdent et l’on ne peut manquer de voir les décors colorés s’offrir comme un tableau de peinture et sentir naître les saveurs exquises à la bouche.
Merci Muriel Barbery pour cette première fraise de printemps : un voyage exquis!
Un conseil : c’est un livre pour gourmets, faites-le savoir.
Categories: poésie · écriture
Taggé: gourmandise, odeurs, roman, saveurs, voyage
Encore une fracture sur ce blog.
Eh !Oui! Une semaine sans vous donner de nouvelles. Parfois les êtres subissent des mises à l’écart, d’autres sont mis à l’index, d’autres encore sont montrés du doigt comme des coupables alors qu’ils veulent éveiller les consciences ; eh bien , je n’ai subi rien de cela ; seulement et simplement une invitation à partir, à rencontrer un de mes êtres chers et le silence a pris place sur les ondes cependant que je me délectais des retrouvailles.
J’en ai profité pour déambuler dans Lyon, cette ville de Lumières ; parcourir les terreaux entre Saône et Rhône aura été un plaisir. Le jour et la nuit opposent lumières et eaux ; Lyon arbore ses bâtisses et ses façades aux fleuves qui passent chargés de leurs reflets luminescents.
Allez voir d’un peu plus près ce quartier de St Jean ; montez vers les jardins des hauteurs, traversez les anciennes arènes gallo-romaines. Prenez aussi le plaisir de monter vers St Just et savourez la fraîcheur matinale des côtes de Lyon.
Déambulez encore et encore dans cette ville et vous découvrirez des libraires accueillants, “l’Etourdi de St paul”, “à plus d’un titre”.
Battez encore le pavé et vous découvrirez la belle place Bellecour riche d’animations, les places des terreaux, la place de la république magnifique sous ses jets d’eau ou encore la place de l’hôtel de ville où des curieux attardés à la terrasse de café se mêlent aux habitués pour déguster bières et palabres cependant que des joueurs de foot en mal de spectateurs trouvent enfin une tribune prête à applaudir leurs exploits.
Prolongez votre chemin et laissez vous guider par les bruits ; bientôt le claquement des planches à roulettes devient intense et des jeunes, portant casquette, solitaires dans la multitude, virevoltent sur les espaces et les bordures dessinant de manière singulière leur propre sculpture, l’espace d’un instant quand ils viennent achever leurs courses au pied des bronzes de la place Louis Pradel…
Categories: société · écriture
Taggé: librairie, lumière, Lyon, place
J’ai été absent pour quelques jours ; je resterai silencieux encore quelques heures.
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Hier, “les chevaux de la mémoire” courraient dans l’espace culturel du centre Leclerc à Plérin. Trois heures de course au petit trot… Les livres étalés sur la table ou dressés droits comme pour être fiers d’être là, tous invitaient à la rencontre. Un fauteuil confortable, une table bien installée par les responsables de la librairie, un accueil chaleureux, tout le préalable à un bon moment. Trois heures avec ce public venu assez nombreux échanger avec ce roman et moi ; je dis les deux, car ils ont été à la fois si proches et confondus lors de la création et sont devenus indépendants par la trajectoire qui maintenant les sépare. Parmi ces gens venus à ma rencontre, des amateurs de belles lettres, des êtres de souvenirs, des amis de longue date, des amis retrouvés en ce jour après trente années de séparation. J’ai beaucoup apprécié cette après-midi et je reconnais qu’elle s’est passée très vite, trop vite.
Merci à tous ceux et celles qui se sont arrêtées l’espace d’un instant, croiser leurs regards avec les miens et échanger quelques phrases ou interrogations sur l’histoire, sur l’écriture, sur des souvenirs… Merci à ceux qui ont lu et qui sont venus me dire qu’ils avaient été captivé, qu’ils avaient lu le tout d’un seul jet tellement ils avaient été transportés et happés par le style et l’histoire. Merci à la personne qui m’a exprimé avoir littéralement vu un film se dérouler devant ses yeux tellement c’était imagé.
Ce sera une aventure à réitérer. Je vous donnerai rendez-vous dans différents lieux prochainement.
Categories: poésie · société · écriture
Je n’ai pas laissé de trace depuis un moment; en effet, l’écran de mon ordinateur ne fonctionnant plus, il m’était difficile de vous communiquer quoi que ce soit. … Peut-être que la période était bien choisie de tomber en panne…Les périodes électorales prêtent le flanc à une communication exacerbée ou parfois tronquée et les silences consentis obligent à une prise de distance.Toujours est-il que le blanc scintillement de mon écran en panne a renforcé plus que jamais la limpidité de mes convictions citoyennes et a permis de démontrer une fois de plus que l’abondance d’informations dans ces périodes agitées d’élections n’est pas synonyme d’éveil à l’information. Tais- toi peut-être! Mais garde tes convictions toujours pour les affirmer lorsque les aboiements se seront tus.
Categories: société · écriture
Je viens de lire un livre écrit par un ami. Le titre est “pour y voir Clerc” aux éditions Aléas. Je n’avais pas eu la possibilité de l’avoir entre les mains. J’ai lu les différents livres qu’il a écrit précédemment. Vous trouverez sur son blog les différentes créations en rapport avec le théâtre, des travaux sur Victor Hugo et des nouvelles. Les “nouvelles pour l’été” m’avaient particulièrement séduit, dans un chapitre, par l’évocation d’un être cher, le grand-père. Au-delà de la proximité retrouvée, c’était ce mouvement de recherche, cette démarche de quête de la relation intime disparue.
Cette fois, dans “Pour y voir Clerc”, Eric Bertrand, cet auteur dont je vous parle, va à mon avis plus loin encore. Une boîte, retrouvée à l’occasion d’un déménagement, ouvre la porte aux souvenirs. Les morceaux de chansons de son Julien Clerc, ouvrent le coeur de madeleines proustiennes et déplient les feuilles du passé, feuilles parfois recousues sur de grands plaies.
Quel objet retrouvé n’a-t-il pas joué ce rôle en chacun de nous, me direz-vous? Ici, j’ai beaucoup apprécié l’écho entre la vie de l’auteur et les paroles du chanteur(dont j’ai découvert les paroles que j’avais entendues sans les avoir pleinement écoutées).
Au-delà de ce lien très fort, je retrouve ce mouvement de recherche, de quête de quelque chose ; quand je relis des passages “la route, la poussière et le sable”, je découvre ce voyage, voyage lointain plein de surprises au far, far ouest, sans limites ; mais ce voyage me semble encore plus riche par ce plaisir du dépassement du quotidien, de cet épanouissement quand il ne reste rien sinon soi face à ses limites ou son désir d’aller plus loin encore. Encore plus loin est la confrontation avec l’autre, cet ami de voyage. Mais le voyage n’est-il pas encore plus grand dans les instants difficiles quand le voyageur découvre enfin l’autre caché tout près de son coeur, l’être cher ou celui que l’on méprise ou bien celui que l’on voudrait enrichir d’expériences originales pour être enfin l’être qui a mérité de vivre, pas seulement manger et dormir mais celui qui veut porter le regard sur son alter, son égo, son soi . C’est vrai qu’on peut y perdre la face. L’expression est riche de sens, la face étant ce sur quoi l’autre porte le regard. Alors, se regarder la face revient à porter un regard réflexif. Et le soi est facile à regarder mais il se révèle difficile à décrypter car il a une longueur d’avance sur notre voyage.
Les voyages vers le far west, l ‘Ecosse lointaine et rugueuse, toujours l’appel de la forêt, la forêt intérieure toujours plus verte ou grise ou de sable qui fait briller au loin les étoiles de notre quête future.
Ce voyage au pays de Clerc me semble sur ce point révélateur de cette quête de soi . Le tutoiement utilisé surprend au départ. Ce n’est pas l’interpellation du lecteur mais l’interpellation de cet autre, ce soi que l’on recherche par ces vrais voyages vers l’ouest, encore plus vers les rivages où la rudesse de la vie vient confronter notre vraie réalité à celle du prétexte .
En réalité, ce wild si vert, si gris, , quand on le lit avec des lunettes fines vers son intérieur, dévoile toutes les richesses intérieures.Voyage, voyage, quand tu nous tiens! Le lointain revient vers notre proximité la plus proche, la plus intime, notre soi.
Et les traces géographiques ne seront-elles seulement que les véhicules pour permettre à notre imagination de pétrir les madeleines proustiennes ?
Les mots pour l’exprimer sont alors un chemin de redécouverte merveilleux.
Categories: société · écriture