Salon du livre de Guérande, samedi et dimanche prochain
Samedi et dimanche prochain, je serai présent au sixième salon du livre de Guérande. C’est un plaisir d ‘y retourner, l’accueil ayant été très agréable et chaleureux l’an passé.
Aussi, si vous passez par la Brière, venez faire un petit tour : cette année, le salon est particulièrement consacré aux pays nordiques.
Vous pourrez aussi rencontrer Mona Ozouf le samedi après-midi, rencontrer d’autres écrivains de l’association des écrivains bretons et Solveig qui écrit beaucoup sur les pays du nord.
Paris-Brest de Tanguy Viel
Un roman aux éditions de minuit : une suspicion d’argent détourné, une fortune tardive obtenue par une grand-mère. Ce pourrait être un polar mais non ! C’est le trajet, Paris-Brest ou celui de Brest-Paris qui prend de l’importance, celui d’un départ pour échapper !
C’est surtout l’écriture que j’ai appréciée : un dialogue permanent sans guillemets entre le narrateur, un je et toujours un autre personnage. Avec une vivacité qui rend le roman alerte.
Juste un passage pour vous mettre le mot en bouche :
“Ainsi tu refuses de refermer la parenthèse, disaient les yeux de ma mère ce 20 décembre, mais un jour il faudra bien que tu te rendes à l’évidence, disaient encore les yeux de ma mère, il faudra bien que tu refermes la parenthèse et donc, suggérait-elle intérieurement, que tu reviennes. Dans dix ans, elle attendra encore ce jour où je reviendrai habiter avec eux. Mais ce jour n’arrivera jamais, maman, tu m’entends.” etc
Etranger et table d’hôte
Vous aurez lu les déclarations d’un élu de ma commune, Loudéac, vous pourrez lire quelques lignes dans le canard enchaîné. Je ne rajouterai rien en termes de commentaires. Je citerai seulement quelques lignes d’un auteur, chanteur, troubadour de notre Bretagne centrale, vous avez compris qu’il s’agit de Glenmor :
“Etranger amarre ici ta galère
les vivants pardonnent les morts sont amis
d’outre monde s’évident sur la terre
haines et rancoeurs les temps ont fui
étranger demain si la bonté se fait nôtre
au terme les blés seront engrangés
le pain sera blanc à la table d’hôtes
passant demeure ici pour le partager…”
Salon du livre de Liffré : c’était hier
Pour un premier salon, tous les invités étaient unanimes : ce salon sentait bon le livre. Une réussite en somme. Tout d’abord l’accueil, eh! oui, les organisateurs avient même pensé à l’accueil dès votre arrivée sur le parking. Les tables bien installées, votre étiquette. S’il n’y avait que cela, c”est la matérialité du salon qui aurait dominé mais non: les visiteurs nombreux n’ont cessé de poser des questions, de vous interroger sur votre livre ou sur votre démarche. C’est rare mais quand nous avons vu et entendu Monsieur Boulé, aucun doute n’était plus permis. Il donnait la parole à tous les auteurs, aux visiteurs. Vraiment un agréable moment et en plus une réception amicale par la mairie dans la soirée. Chapeau bas monsieur Boulé et son équipe du théâtre vivant de Liffré qui a voulu donner un impact culturel fort dans sa commune.
Salon de Liffré : c’est demain
Les écrivains bretons seront présents demain à Liffré au salon du livre; un petit rappel et surtout la découverte de l’affiche

Migrations : de plusieurs ordres
Après l’article d’hier, je voudrais vous entretenir de quelques réflexions. Tout d’abord il est important à mon avis de distinguer les migrations relatives à une trajectoire sur un domaine géographique de la trajectoire visée par la personne.
La migration géographique concerne tous les mouvements de population à l’échelle de la planète comme les déplacements d’une région à une autre, comme les déplacements d’une partie de ville à une autre . On voit ainsi que la connotation change suivant le référent retenu.
Tout d’abord, ce seront quelques réflexions touchant à la migration dans une ville et ses alentours. Dans un second temps, j’aborderai deux domaines qui sont relatés dans mon roman qui attend un éditeur : la migration vers un nouveau territoire et en l’occurrence entre deux départements dont les coutumes et les langues étaient dissemblables ; l’autre migration, qui est récurrente est la construction ou déconstruction de la personne humaine jusqu’à l’épanouissement, sa pleine réalisation. Cette dernière migration est alors un double mouvement d’extraction d’une peau pour s’habiller d’une autre.
LE GOUIC : une écriture à découvrir
Connaissez-vous le Gouic ? Gérard! Un breton particulier ; j’ai eu l’occasion de le croiser à quelques reprises. Un regard espiègle pour un si jeune homme né en 1936 ! Bien sûr, comme tout un chacun, j’ai parcouru quelques-uns de ses poèmes et dernièrement j’ai eu le plaisir de lire son roman “le grand pays” édité chez telen Arvor en 1997. Le grand territoire de l’enfance revu en images et quelles images, révélées par un vocabulaire ciselé ; beaucoup de références à la nature aussi. Un plaisir !
Souvenirs du festival interceltique de Lorient
Souvenir d’une journée un peu ensoleillée(eh oui ce n’est pas exagéré !), il a brillé quelques heures ; un plaisir de s’installer à l’étal, le plaisir encore de bien disposer les ouvrages et puis prendre le large temps d’échanger avec les amis du stand et enfin passer au vif du sujet : attendre le passant, se montrer accueillant ou aller le chercher “’sans le chercher” ; eh oui! La capacité d’agir lui appartient et le pire serait alors de trop le guider, trop le provoquer. Liberté, liberté ! je te tiens et je te garde ! semble murmurer ce passant … Et finalement, il a peut-être raison ! A nous auteurs, écrivains plus ou moins confirmés de déployer nos compétences pour …Un échange…
Alors merci à ceux qui se sont attardés un moment pour partager leurs désirs, leurs ressentis, leurs projets et leurs premières impressions sur mon ouvrage “Les chevaux de la mémoire”.
Un cri du coeur de “Grandcorpsmalade”pour l’éducation
Salon du livre de Loudéac 2009: honneur d’être auteur interdit !
Le salon du livre ou plus exactement “Le printemps des livres” de Loudéac va se dérouler dimanche prochain 17 mai 2009 au Palais des Congrès. Il brillera certainement par la présence des invités, par les animations et les échanges, par la richesse de certains écrivains, par les réponses de la population de Loudéac et de sa région. Nul doute qu’il remplira les missions escomptées !
Je vis à Loudéac mais je ne serai pas présent au salon cette année ; “je ne suis pas invité”, une autre manière de signifier que je suis interdit ! Ne cherchez pas le rapport avec la qualité d’un écrit ou à des choix littéraires ; cela aurait pu se comprendre. Mais je ne “suis pas invité ” “, pour avoir usé de mon droit à la parole ! En effet, j’ai considéré qu’un contrat oral passé avait été rompu et j’ai exprimé un point de vue !
C’est tout d’abord étonnant d’être interdit ! Mais oser dire, c’est tout simplement être auteur, s’autoriser à !
Aussi, suis-je très honoré aujourd’hui d’être interdit pour avoir usé de ma liberté d’expression ; et je serai fier de ne pas être présent à cette manifestation les prochaines années tant que des choses essentielles n’auront pas évolué.
A vous, chers lecteurs et amis, je vous donne rendez-vous en d’autres lieux et autres temps.
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