Salon de guérande : un rendez-vous réussi
Le festival du livre en Bretagne s’est déroulé le week-end dernier et ce fut un plaisir d’être présent ; tout d’abord, pour partager la table de l’association des écrivains bretons, rencontrer par là-même la population venue nombreuse à la manifestation ; et aussi pour rencontrer les invités d’honneur. Björn Larsson et Mona Ozouf. Björn Larsson, président d’honneur, suédois, voyageur inlassable, professeur de littérature, a dédicacé avec le sourire jusqu’à manquer d’ouvrages. Les échanges avec le public ont été chaleureux.
Quant à la deuxième invitée d’honneur, Mona Ozouf, elle a ravi son public dès 14H30 le samedi, lors d’un entretien animé par Annaïg Renault, à propos de son oeuvre et de son dernier ouvrage ” Composition française Retour sur une enfance bretonne “. Elle a reçu le “Collier de l’Hermine” haute distinction bretonne.
Une belle manifestation organisée sereinement par Per Loquet, le chef d’orchestre de cette réussite.
Festival du cinéma à Douarnenez et alertes
Aujourd’hui, un relais d’information: Douarnenez organise son festival de cinéma à la fin du mois. Tout un programme en lien avec le Caucase. Mais voici que des assassinats sont perpétrés contre des journalistes.Tuer l’informateur pour tuer l’information ! Le festival fait appel !
Le printemps
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Le printemps est comme son nom laisse le supposer un temps premier. S’il est d’abord attribué à la nature, c’est du fait de nos origines rurales pour la majorité des populations. Ce mot résonne encore comme le renouveau des plantes, des arbres… Pourtant un grand nombre de personnes dans les villes perd le contact avec les éléments de la nature et le mot printemps est lié à d’autres événements ; il recouvre pourtant le sens de renouveau.
N’était-ce pas le sens du printemps de Bourges au sens culturel?
N’oublions pas qu’il y eut le printemps de Prague ! Le printemps de Paris en mai 1968 ! En 1995 !
Et chaque jour peut être un printemps s’il révèle en chacun de nous, en notre système social et économique une possibilité de création à partir de nos potentialités respectives. Certains l’appellent entreprise, d’autres la nomment art, et d’autres encore la pratiquent comme politique.
Aujourd’hui que l’industrie est mise à mal, que nos systèmes vacillent, il est l’heure de penser au printemps en termes de renouveau des modes de pensée et de pratiques à tous les niveaux. Une question me semble essentielle : au service de qui ou de quoi devons-nous fonctionner?
La précision des mots et et la création des mondes : Julien Gracq
Autre article , autre teneur !
C’est vrai que les mots engendrent des réalités et leurs lectures à leur tour façonnent les catégories ainsi créées. Rassurez-vous, il n’est pas question de taxinomies .
J’ai lu dernièrement “Les eaux étroites” de Julien Gracq ; ce n’est pas un livre récent cela se lit peut-être dans les lignes, dans les phrases écrites.
Le temps semble être à l’immédiateté dans des livres récents, les phrases sont brèves, réduites à une seule proposition . A croire que le lecteur actuel ne peut plus lire une phrase à deux lignes, qu’il va fermer l’ouvrage car il ne peut aller plus loin cela l’em…Il faut une concision, un écrit aussi rapide que la parole.Un qui-vive entretenu !
Et Julien Gracq dans tout cela ; “Les eaux étroites”, une écriture d’un autre siècle ! C’est vrai que je l’ai lu une seconde fois pour bien m’en imprégner et pouvoir gouter à son écriture. Autant à la première découverte, j’ai cherché la césure dans la phrase pour mettre les termes en relation , autant la seconde lecture a permis de découvrir pleinement la richesse de son expression : phrases simples ou enchâssées, dépendantes , cherchant leur têtes et leurs chutes. Un véritable méandre de sens parcourant les rives de la page . En effet, pas de taxinomies mais des univers de connotations créées et croisées dans des effets de miroirs.
75 pages de recherches d’instants, d’émotions,de rêveries. Les eaux de l’Evre se colorent sous les genêts et le chant de la description prend un air agreste alors que genêts , ajoncs, saules, lacis de racines de bouleaux voient couler à leurs pieds les eaux étroites chères à Julien Gracq.
A lire absolument !
Multiple réalité au pays de Bush et d’Obama et de la difficulté à sortir de la pensée unique
Pourquoi cette photo alors que chacun d’entre vous a pu regarder sur les écrans ce passage historique d’un président à un autre ? J’en vois de multiples raisons.
Tout d’abord, une photo couleur de dirigeants en “noir et blanc”, ce n’est tout de même pas commun !
Seconde chose, les idées véhiculées semblent vraiment différentes.
Troisième réalité : malgré les divergences, l’accolade amicale posée sur l’épaule témoigne d’une courtoisie même si les politiques n’ont pas les mêmes idées. Tiens ! Il y a des petits dirigeants qui feraient bien de s’inspirer de cela. Et ce geste n’enlève rien à la solidité des convictions.
Quatrième réalité, le point de vue. Vous me direz : mais vous ne l’avez pas développé ! Alors je vous réponds effectivement pas le “développement d’un argument ” mais le point de vue au sens littéral c’est à dire d’où ce photographe a-t-il pris la photo ? Question embarrassante ? Et vous prenez conscience tout à coup que celui qui saisit une réalité pour en faire partager le contenu est une forme de magicien car il ouvre une fenêtre sur quelque chose qui n’était pas vu. Trop compliqué me direz-vous!
Et si je vous disais que j’y étais , peut-être me croiriez-vous ! Eh oui, j’avais obtenu un ticket privilégié ! Vous me croyez encore ; non! Et eh bien vous avez raison car je n’y étais nullement. Mais alors ? C’est une photo prise sur mon téléviseur allumé sur la chaîne 24. Et alors, le point de vue, vous percevez qu’il est différent si je suis dans le champ, in situ ou bien hors champ ! L’affect n’est pas le même, le professionnalisme n’est pas semblable et cette photo n’est pas véritablement mienne car l’image existait et j’en ai fait une césure.
Et je n’ai pas dit que c’était une rencontre entre les deux personnes bien avant l’investiture, j’aurais pu affirmer que cela s’était passé il y a quinze jours. Vous voyez où je veux en venir : d’après une photo, on peut en faire différentes lectures et même fausser les contextes.
Alors, la réalité ! Vous pensez qu’elle est toujours unique ! Regardez bien un paysage sous différents angles, sous de véritables points de vue et vous verrez alors que la réalité est multiple sous son aspect d’unicité. Et elle existe par le croisement des différentes réalités (merci monsieur Braque et monsieur Picasso de nous l’avoir bien exprimé dès le début du vingtième siècle ! L’art questionne bien la réalité, la société et ses mécanismes, elle n’est pas le divertissement que l’on croit! Maintenant prenez une pensée et opérez de la même manière, vous pouvez alors accepter qu’elle soit travaillée sous différents angles et cela ne fait qu’ajouter un plus . Nous ne sommes plus alors au règne de la pensée unique mais au moment du débat véritable.
Tiens je crois que les écoles feraient bien de penser à cela quand elles veulent former leurs dirigeants ! Les réalités et les pensées multiples au chevet des débats! Peut-être y vient-on avec l’investiture d’Obama mais cela, c’est l’avenir qui nous le dira !Verra-t-on avec un siècle de retard émerger le cubisme politique?
Un Paris Brest Paris et chapeau l’empereur à la couronne d’humour!
Un paris Brest c’est un gâteau à se délecter, à savourer la crème et en s’en lécher les babines !
J’en connaissais un autre comme vous sans doute! le Paris Brest Paris , la folle randonnée cycliste pour jusqu’auboutiste et écervelée(un peu) de l’effort.
Pas de relation entre les deux, si ce n’est la prise de distance obligée pour ne pas en prendre plein la figure ! Vous me direz ! L’un se délecte en bouche et l’autre vous torture jusqu’au trognon! Cela est sans doute vrai mais je viens de lire un livre qui , je vous l’avoue , ne manque pas de crème!
Amateur de sport, de sortie forestière ou marathonienne, curieux donc de ces efforts où le dépassement de soi est là, à deux boyaux de la ligne à ne pas franchir, voilà que j’ai eu le bonheur d’avoir entre les mains un libre écrit par un certain Marc Antoine Néron.Déjà le nom et le prénom sont déjà suffisamment originaux pour qu’on s’y intéresse ; voilà des parents qui ont tout prévu pour que le fils soit l’unique ; pourtant né d’une famille de onze, il faudra donc qu’il trouve son unicité par une autre voie. On le comprend vite à la lecture des premières pages, à celle de la première de couverture. Il ne s’agit pas d’un rigolo, d’un amateur; c’est un gars qui fait dans le grand; c’est du superlatif qu’il lui faut; mais que diable a-t-il donc dans le sang, dans les mollets. Il s’essaie à tout et rien ne lui échappe. Une course par ci, une marche par là, une petite sortie de VTT et puis on enchaîne avec une descente “bike” des plus vertigineuses. Vous aurez compris que notre inlassable Marc-Antoine, dit Marcus, s’appelle Néron: il met le feu partout où il passe!
Aux premières pages du livre, je me dis que les premiers kilomètres et les sorties vont bientôt devenir monotones et je vais arrêter ma lecture aux premières côtes ou après le premier virage quand l’auteur ne me verra plus! Mais non! Comment fait-il donc? Les coups de pédale prennent vite le sentier(juste à côté de la grand-route) de l’humour. Et la langue se met à pédaler sur le cinquante deux -quatorze, au rythme de pleins et de déliés (et parfois de chaînons cassés). La langue de Molière s’envole tout à coup, chute parfois, mais elle va toujours, au rythme d’un grand braquet presque sautillant. Il se mouille le gars(eh oui, la presque totalité de la course dans le froid d’un été diluvien) pour des gouttes de gloire acquises à la sueur de son derrière. Car il souffre alors que la plume se délecte comme d’un gâteau de ce calvaire à peine achevé. Et moi, j’ai gouté au Paris Brest , un autre Paris-Brest, presque le plaisir d’être spectateur de l’arène(c’est normal c’est Néron) et de quoi je l’accuserais(marcuserais!), c’est en gladiateur d’avoir tué l’épreuve de son arme : un humour sautillant.
A vous qui aimez le sport et l’humour, je vous conseille la lecture de ce livre mais lisez-le avec “Parci et moni”, car autrement il vous viendrait des idées de gloire, des idées de détrôner Marcus “le grand” et là je crois que vous tomberez dans l’arène devant l’empereur romain!
Ce 21 janvier, monsieur MARCUS dit le romain vient de laisser une réponse et ses coordonnées des fois que vous voudriez découvrir l’humour au rythme des pédales et je vous les donne donc …avec son accord!
“Bonsoir et un énorme MERCI pour avoir mis cette super critique de mon livre sur votre blog
vous avez conservé l’esprit et je m’y retrouve complètement (jeux de mots, ah ah )
pouvez-vous mettre mes coordonnées ?
marcus-isa.neron@orange.fr
06.24.66.17.79
15 euros Espace Culturel Saumur (49)
ou 18 en expé en France
autres pays : me contacter
Merci encore !”
Marcus.
Exotisme et départ
Une nouvelle image d’en-tête personnalisée.
Alternons le chaud et le froid, c’est comme les bains, il paraît que cela vivifie le corps et l’esprit. Après les arbres glacés(il faut dire que la météo et les circonstances prêtaient bien le flanc à cela), c’est donc un peu d’exotisme et de couleurs chaudes pour un partage, mais aussi le constat d’une dure réalité.
Les barques sont là, colorées et attendent la marée pour une quête de poissons. Les couleurs chaudes s’attachent et semblent se rapprocher pour plus d’intimité. Cependant, réunies et groupées ainsi, elles m’ont interrogé quand je les ai aperçues. Dos au phare, elles semblent avancer dans le sens contraire au courant, exubérant leurs coques et leurs couleurs châtoyantes à qui veut bien les regarder. Toutes semblables et presque toutes pareilles mais regardez-les bien, elles se différencient …. Finalement, comme nous les spectateurs d’un moment, semblables en bien des points, mais combien riches dans notre diversité malgré notre similitude d’humain. Et plus encore, ces barques agglutinées pour un départ, nous voici en écho devant notre propre parcours, parfois arc-boutés contre le courant qui nous emmène et …vers une issue dont on ne connait pas le terme et tant mieux…!
Plein de couleurs donc devant une petite partie du port, près d’Ej jadida au Maroc ; un exotisme à deux envergures d’ailes d’avions. Et le simple éveille parfois les plus grandes réflexions.
Une nouvelle fenêtre: “les arbres de l’hiver ET grandir”
Eh oui, la fenêtre vient de changer et il en sera ainsi régulièrement… Peut-être!
Et pourquoi ces arbres d’hiver ?
Tout d’abord, dirait Magritte, ce ne sont pas des arbres mais une photo d’arbres en hiver.
En second lieu, je dois dire que cette photo a été prise par un de mes fils ; alors pourquoi l’afficher aujourd’hui ; car il est parti pour d’autres horizons ; après quatre mois d’absence, il est retourné dans un pays d’accueil nordique. Et la séparation , me direz-vous ?
Bien sûr, un pincement au coeur mais une réelle joie de le voir prendre son chemin. Un pas de plus dans le fait de grandir . Et les aider à grandir c’est les aider à se séparer de nous : il y a eu le cordon ombilical coupé par un autre que ses parents car il est difficile de couper de soi(ou de sa femme) un enfant qui naît ; puis c’est le premier pas, seul, vers un extérieur qui devient autre que vous, et puis le premier “non” qui assure que votre très cher commence à se distinguer de vous, et puis et puis et puis …
Les élever, c’est à dire dépasser le niveau horizontal et vertical de l’animal et par la suite les aider donc à se séparer de vous pour enfin aller de plus en plus seul : au départ, c’est avancer de deux pas vers la chaise voisine puis c”est encourager à aller voir jusque la haie voisine ; le bambin se retourne, cherche votre approbation et si vous n’avez pas peur alors il osera et puis c’est le passage pour piétons à franchir et l’observation des codes et le bien fondé de la règle ; les aider à se séparer de vous c’est donc aussi leur donner, leur attribuer fondamentalement votre confiance pour oser découvrir l’autre (que ce soit l’autre en tant que personne ou chose ou savoir ou concept, ou culture…
Alors, voilà la raison des arbres de la fenêtre et voilà pourquoi je l’ai choisie car les arbres sonrt petits et grands(comme les enfants et les jeunes adultes), dénudés(comme beaucoup de jeunes sans le sou, ou privés de savoirs nécessaires, ou d’expériences à acquérir ) mais fermes dans leur façon de s’élancer vers d’autres cieux, malgré le temps incertain.
Le salon de Guérande : l’AEB, quelques photos, des orientations.
J’étais, comme je vous l’ai exprimé hier, au salon du livre de Guérande ; j’y ai retrouvé des auteurs membres de “l’AEB” . J’ai découvert cette association très récemment et j’ai eu le plaisir de rencontrer des personnes très ouvertes. J’ai craint dans un premier temps, de rencontrer, des personnes attachées à une Bretagne rétrograde, passéiste mais j’ai été surpris dès la présentation par un des membres de découvrir qu’il ne s’agissait pas d’un développement vers le passé mais bien vers l’avenir. On peut lire dans les statuts qu’elle regroupe les écrivains, qu’elle vise la défense de leurs intérêts moraux et matériels, qu’elle vise la décentralisation culturelle et aussi la promotion des lettres bretonnes…etc Bref ! un bel esprit d’entreprendre et cela j’apprécie !
Photo prise par un membre de l’A.E.B., l’association des écrivains bretons et adressée par la secrétaire.
Il arrive au galop
Qui ? Me direz-vous. Eh bien, ce roman dont je vous ai parlé !
Je vous ai fait part de la 4ème de couverture.
Aujourd’hui, je vous fais découvrir le titre et l’illustration de la 1ère de couverture (pas comme sur le livre car des difficultés à tout insérer et combiner). Il est édité chez Scripta et demain soir je dois recevoir les premiers exemplaires.
Quelle impression? Celle de parvenir à une fin, celle de vous livrer quelque chose qui bientôt ne m’appartiendra plus en propre, celle de vouloir garder cette création au chaud près de moi seul encore un peu, comme un bébé enfanté (eh oui, cela existe au masculin, je ne le savais pas avant aujourd’hui).
C’est aussi une fierté de se dire que je viens de mettre au monde des réalités à partir d’autres plus ou moins réelles. Mais ce dont je suis le plus satisfait, c’est d’avoir dépassé le versant autobiographique en créant une architecture dans l’écriture, une mise en scène pour que le lecteur accompagne le narrateur jusqu’au bout, pour que lui non plus ne lâche pas prise sur le chemin, pour qu’il s’agrippe au corps des chevaux. Vous allez découvrir des moments heureux et joyeux, des scènes très troublantes et dramatiques en écho, des réflexions qui touchent à l’existentiel et à des valeurs bien d’actualité.
C’est aussi une grande inquiétude à l’idée que vous lirez ce que j’ai écrit car c’est vous qui donnerez la véritable appréciation à mon écrit. J’espère que vous ne sortirez pas indifférent. Vous pourrez m’adresser vos remarques, commentaires sur ce blog.
Plusieurs moments de dédicaces sont prévus ; encore des précisons à y apporter avant de vous délivrer les lieux et les dates.
Merci de patienter un ou deux jours!
Ce sera l’illustration de la première page.
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