Réseaux d’aides spécialisées dans les écoles
Une grève de plus des enseignants, direz-vous encore ! Tous ne le diront pas ! Sûrement pas les enseignants concernés, qui, au quotidien, dispensent leur savoir-faire auprès des élèves et maîtres ; pas des maîtres répétiteurs, pas des maîtres et maîtresses qui iraient gaver des oies mais des personnels qui se sont penchés sur les détours pédagogiques et techniques pour que des enfants manifestent enfin un peu d’appétence scolaire, pour remédier à des carences méthodologiques, ….
“Il faut récupérer des postes dans l’Education Nationale”,” trop de fonctionnaires” finit-on par inculquer à toute la population. Stigmatisons cette population, il en restera quelque chose. ” Travaillent-ils” se demandent même certains parents mal avertis et prêts à admettre toute vérité de bistrot ; en quelques décennies, on aura fini par faire admettre que l’éducation et l’instruction seraient presque facultatives pour réussir ; en témoignent ces quelques personnes qui ont su se construire après des parcours scolaires très courts ou mal négociés. Il n’en est pas de même pour l’ensemble de la population scolaire. Rappelons que les meilleurs parcours scolaires engendrent une meilleure insertion professionnelle et sociale.
Parallèlement à cela, on voit se développer des dispositifs pour trouver des solutions aux non-formés, on voit s’accroître les orientations policières.
Tout un travail à l’envers ; on vient travailler su le conflit trop tardivement ; il est nécessaire, à condition qu’il soit dialogué, exprimé, encadré. Il fait partie intégrante de l’apprentissage de la frustration, de la règle, de la contrainte. Or on voudrait que ce conflit n’existe pas, que les parcours des élèves soient identiques, que les vitesses d’apprentissages soient les mêmes. En bref, on voudrait que les oreilles se dressent au même moment pour tous.
30 élèves par classe en maternelle et en élémentaire c’est de la démesure, cela dépasse tout entendement pour les maîtres car ils ont bien conscience que les laissés pour compte seront nombreux malgré tous leurs efforts.
Finalement, ce sont les parents qui devraient manifester leur mécontentement mais là aussi, l’individualisme a gagné du terrain ; chacun ne manifesterait-il que pour sa progéniture ? Et en général, elle n’a pas de problèmes, ce sont les autres qui en ont. Toujours les autres, n’est-ce pas Monsieur Sartre !
…Et chacun admettra alors que le coercitif sera nécessaire pour faire rentrer dans le rang ces perdus de l’école qui ont manifesté quelque part leur existence faute de pouvoir la faire connaître comme les autres !!!
La boucle est bouclée, moins d’éducatif , beaucoup de coercitif .
Et il faudra encore crier le contraire longtemps ?




merci pour cet article qui dit l’urgence de réagir… et d’agir dans un domaine qui nous concerne tous : l’avenir de nos enfants !