Etranger et table d’hôte
Vous aurez lu les déclarations d’un élu de ma commune, Loudéac, vous pourrez lire quelques lignes dans le canard enchaîné. Je ne rajouterai rien en termes de commentaires. Je citerai seulement quelques lignes d’un auteur, chanteur, troubadour de notre Bretagne centrale, vous avez compris qu’il s’agit de Glenmor :
“Etranger amarre ici ta galère
les vivants pardonnent les morts sont amis
d’outre monde s’évident sur la terre
haines et rancoeurs les temps ont fui
étranger demain si la bonté se fait nôtre
au terme les blés seront engrangés
le pain sera blanc à la table d’hôtes
passant demeure ici pour le partager…”
Un relais et un appel pour le respect des droits et des devoirs
Un silence de plusieurs jours pour mieux étouffer la colère… Rappelons au préalable que le maire concerné a été mis dans l’obligation par la loi et la justice(avec contraintes financières) de procéder à la cérémonie de mariage de deux personnes.
… Et aujourd’hui ce relais d’information pour :
L’ “APPEL AUX CITOYENNES ET CITOYENS DU CENTRE BRETAGNE
Pourquoi une réaction collective à la « Lettre du Maire de Loudéac » ?
- Parce que de nombreux citoyens sont venus interpeller nos différentes organisations associatives, syndicales ou encore politiques.
- Parce que chaque citoyenne et citoyen est concerné par les attaques ciblées que contient cette publication municipale.
- Parce que nous ne pouvons accepter cet état de fait et ces pratiques de dénonciation et d’attaque aux personnes.
- Parce que la fonction de Maire, 1er magistrat de la ville, officier d’Etat Civil et officier de Police Judiciaire, implique le respect de la vie privée des citoyens, le maintien de la cohésion sociale et la garantie de l’intérêt général.
Doit-on accepter :
- Que des individus soient montrés du doigt ? Aujourd’hui un couple, qui demain : chômeurs, accidentés de la vie… ?
- Que la justice soit mise en cause par un Maire ?
Nous refusons que des moyens de communication publics puissent être utilisés pour s’attaquer nominativement aux personnes, quelles qu’elles soient.
Nous refusons la culpabilisation d’une partie de la population : celle-ci engendre un climat de haine et de méfiance.
Pour toutes ces raisons, le « Collectif Citoyen et Républicain du Centre-Bretagne »s’est constitué autour de valeurs communes :
- le respect de la devise Républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité »
- le respect de la démocratie,
- le respect des droits des individus,
- le respect de la citoyenneté, des différences et de la liberté de pensée et d’expression,
- le respect de la loi.
AVEC NOUS REAGISSEZ !
Rejoignez-nous, en prenant contact avec les responsables locaux des organisations signataires de votre choix.
Les premiers signataires :
La Ligue des Droits de l’Homme, La CIMADE, la CFDT, la CGT, l’Union Syndicale Solidaires, le Parti socialiste, le Mouvement Démocrate, le Parti Communiste Français, Les Verts.
Pour lire ou télécharger l’appel, cliquer sur le lien suivant :
Appel du Collectif citoyen et républicain du Centre-Bretagne “
Migration bretonne
Récemment, je lisais dans un quotidien qu’un historien allait étudier les mouvements de migration à partir de la Bretagne. Il était sous entendu qu’aucune recherche dans ce domaine n’avait été réalisée.
Les migrations ont été importantes vers cette région en provenance de la Grande Bretagne vers ce qui était alors la Gaule armoricaine. Joseph Loth en a étudié l’histoire. Ces migrations vont avoir pour effet de donner naissance à la petite Bretagne, de modifier les langues à l’interne suivant l’origine des immigrants.
Aujourd’hui je désire mettre l’accent sur le mouvement inverse, c’est à dire l’émigration qui a touché la région aux deux derniers siècles. Les conditions économiques ont déterminé un exode vers la région parisienne mais aussi vers les îles, le canada plus tard et bien ailleurs . Des recherches ont été menées et ont abouti à des études exhaustives.
Je voudrais citer ici l’abbé Elie Gautier et quelques-uns de ses ouvrages :
“Un siècle d’indigence” paru en 1950 ; une étude menée sur le département appelé à cette date “Les côtes du nord”.
“L’émigration bretonne , Où vont les bretons émigrants, leurs conditions de vie , avec une préface de M. Louis Chevalier Professeur au Collège de France, publié en 1953
A ma connaissance ces livres ne sont plus publiés mais je sais qu’un grand nombre d’exemplaires est disponible et ces ouvrages mériteraient d’être connus.
Migration : petites migrations et grands effets
Je poursuis ma réflexion sur les migrations, objet d’un article précédent.
Le terme migration sous-tend un déplacement.
Souvent, il est question de migration d’un territoire à un autre. Actuellement, il est surtout question de migration d’un pays à un autre alors que les migrations peuvent se réaliser à l’échelle de régions, de villes entre elles, d’un département à un autre, d’une région “pôle d’attraction” à une région que l’on promeut comme attractive(zone franche) ; il faut aussi regarder ces mouvements.
Elle a eu lieu des campagnes vers les villes lorsque les économies rurales ont été mises à mal. Elles ont aussi montré un sens inverse quand des citadins ont voulu acquérir des maisons hors lotissement pour une découverte du bien-être de la campagne remise au goût du jour. La migration vers les campagnes existe aussi lorsque le prix des terrains à bâtir en ville repousse les familles les plus modestes à la périphérie des villes en cercles concentriques de rassemblements familiaux de moins en moins favorisés, provoquant aussi du même coup un alourdissement des charges chez les ménages concernés, une ghettoïsation des populations et des besoins nouveaux en termes d’aménagement du territoire.
La question est sans doute sérieuse puisque régulièrement elle soulève le problème de la destination des territoires concernés : vocation agricole, urbanisation, zones industrielles ? Constructions horizontales ou aménagement vertical ? Non seulement, l’affectation des territoires doit être pensée mais elle doit être raisonnée de manière systémique en mesurant les incidences sur le coût des charges communales ou intercommunales mais aussi sur la politique éducative (écoles, garderies, centres d’accueil, transports, dispositifs mettant la culture à proximité des habitants). Elle doit être raisonnée également en termes d’aménagement d’accès : va-t-on privilégier les routes, l’accès bus, les pistes cyclables, va-t-on conjuguer les différentes possibilités ou privilégier un accès plutôt qu’un autre. Et surtout, quels sont les aménagements ou dispositifs à retenir en priorité pour asseoir une cohésion sociale dans un espace.
Dès lors, à partir du moment où l’on veut établir diffférentes hypothèses(le veut-on?) et les mettre en fonctionnement pour mesurer les incidences dans l’espace et le temps, on constate immédiatement que les migrations même à l’échelle d’une ville méritent une réflexion élargie. Alors quand un lotissement est programmé dans un lieu, bien des questions sont évitées alors qu’elles pourraient contribuer à un aménagement territorial et sociétal important!
Salon du livre de Liffré : c’était hier
Pour un premier salon, tous les invités étaient unanimes : ce salon sentait bon le livre. Une réussite en somme. Tout d’abord l’accueil, eh! oui, les organisateurs avient même pensé à l’accueil dès votre arrivée sur le parking. Les tables bien installées, votre étiquette. S’il n’y avait que cela, c”est la matérialité du salon qui aurait dominé mais non: les visiteurs nombreux n’ont cessé de poser des questions, de vous interroger sur votre livre ou sur votre démarche. C’est rare mais quand nous avons vu et entendu Monsieur Boulé, aucun doute n’était plus permis. Il donnait la parole à tous les auteurs, aux visiteurs. Vraiment un agréable moment et en plus une réception amicale par la mairie dans la soirée. Chapeau bas monsieur Boulé et son équipe du théâtre vivant de Liffré qui a voulu donner un impact culturel fort dans sa commune.
Salon de Liffré : c’est demain
Les écrivains bretons seront présents demain à Liffré au salon du livre; un petit rappel et surtout la découverte de l’affiche

Migrations : de plusieurs ordres
Après l’article d’hier, je voudrais vous entretenir de quelques réflexions. Tout d’abord il est important à mon avis de distinguer les migrations relatives à une trajectoire sur un domaine géographique de la trajectoire visée par la personne.
La migration géographique concerne tous les mouvements de population à l’échelle de la planète comme les déplacements d’une région à une autre, comme les déplacements d’une partie de ville à une autre . On voit ainsi que la connotation change suivant le référent retenu.
Tout d’abord, ce seront quelques réflexions touchant à la migration dans une ville et ses alentours. Dans un second temps, j’aborderai deux domaines qui sont relatés dans mon roman qui attend un éditeur : la migration vers un nouveau territoire et en l’occurrence entre deux départements dont les coutumes et les langues étaient dissemblables ; l’autre migration, qui est récurrente est la construction ou déconstruction de la personne humaine jusqu’à l’épanouissement, sa pleine réalisation. Cette dernière migration est alors un double mouvement d’extraction d’une peau pour s’habiller d’une autre.
Immigration : “des idées reçues à bousculer”
Immigration, émigration, tout un sujet discuté au quotidien, support de bien des positions culturelles et politiques. Tolstoï en parlait déjà dans IBYSCUS (voir l’article d’avant-hier). Les mouvements de population ne sont pas récents ; ils se sont situés à l’échelle de la planète. Peut-être que les moyens actuels permettent des mouvements d’ensemble plus conséquents et plus rapides.
On pense souvent les mouvements migratoires en grands transits internationaux et on les pense bien sûr en termes de bénéfices pour les populations et les pays les plus pauvres et de charges, de contraintes, de dénaturalisation pour les pays à fort développement.
Le rapport annuel du PNUD(programme des Nations Unies pour le développement) vient d’être présenté. Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au centre d’études de recherches internationales vient de publier”La globalisation humaine” chez PUF.
Deux études tendant à bouleverser les idées reçues sur les mouvements migratoires et leurs conséquences : les migrations sud-nord sont minoritaires, les pays d’accueil ne sont gagnants qu’à la condition d’offrir des conditions d’accueil saines à leurs immigrés….Des conclusions qui viennent à point contredire les jugements hâtifs de certains dirigeants nationaux et même locaux quand ils surfent sur la voie du populisme !!!!
Extrait d’actualité chez Toltoï
Hier il m’est venu l’idée de comparer l’écriture de deux écrivains : les référents de chacun, le versant descriptif ou la dominante psychologique, le concret du mot ou l’aspect réflexif, la longueur des phrases, les enchassements ou bien l’écriture concise, celui qui constate ou celui qui interroge…. Et puis, en parcourant un extrait que j’avais déjà relu la semaine derrnière, j’ai découvert toute son actualité ; je vous le livre ici :
“Effectivement, au milieu des migrants massés au bord de l’eau surgirent plusieurs fonctionnaires turcs, coiffés du fez, et vêtus de longues redingotes couleur de poussière, rehaussées d’épaulettes vertes torsadées. Ils n’avaient pas de sabres à lame courbe. Ils baragouinaient de longues phrases en désignant les tristes constructions qui s’élevaient derrière la clôture des barbelés. Un vent de sédition souffla sur les groupes d’émigrants, mais leurs forces morales étaient déjà à bout. Beaucoup se contentèrent de murmurer : “Mais c’est se moquer du monde…Même les Papous ne sont pas traités de la sorte…Mon Dieu, quelle humiliation!…”
quelques femmes s’asseyaient dans la jeune herbe du printemps et pleuraient.
On finit par comprendre que les fonctionnaires turcs demandaient à tous les migrants de se rendre aux bains et de s’y laver vigoureusement . Quant aux vêtements , eux, les Turcs, les passeraient à l’étuve dans les appareils spéciaux : éradicateurs de poux ou stérilisateurs.
Semion Ivanovitch se rangea dans la queue et, pas à pas, comme il était de coutume en Russie devant les boutiques d’alimentation, il avança vers le bâtiment lépreux.”
Vous avez compris qu’il s’agit d’un extrait d’Ibycus d’Alexei Toltoï,, traduction de 1998 de Paul Lequesne de l’original de 1924.
L’histoire a-t-elle choisi de repasser les plats dans ses nombreux buffets ? !!!
SALON DU LIVRE DE LIFFRE
Salon du livre
espace intergénérations, rue des Écoles
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