société, individu, expert et projet en réseaux n°4
Dans les derniers articles, j’ai repris l’idée du développement de l’individualité par rapport aux communautés. Je vous ai entretenus de la multiculturalité individuelle et sociétale. J’ai fait part de l’éducation nécessaire, complémentaire à celle qui existe aujourd’hui.
L’individu, seul, pouvait, il y a des décennies, faire bouger les marges de la société.
En agissant aujourd’hui, l’individu prend l’initiative, mais il ne peut plus se réfugier derrière une communauté pour justifier ses actes. Il est citoyen exerçant sa responsabilité.
Or le citoyen ne semble pas trouver son épanouissement : le travail a évolué et de manière générale, on voit même les cadres désenchantés : manque de responsabilité ou manque de reconnaissance ? Chaque personne “ouvrière ou employé ou cadre” semble avoir besoin de chercher son épanouissement, une reconnaissance et parfois même un rôle dans des contextes autres, qu’eux-mêmes veulent définir.
Il suffit d’observer bon nombre d’acteurs associatifs : des individus épanouis, disponibles, ne comptant pas leur temps, qui réalisent une mission sociale en même temps qu’ils se réalisent eux-mêmes. Regardons aussi ces personnes, humbles, capables de prouesses et d’expertises dans bien des domaines.
Mais alors, il y aurait un gaspillage en la matière ! Un gaspillage des compétences !
Ce qui manquerait alors le plus ce serait de donner le champ à une estime de soi, donner la possibilité à chaque citoyen de devenir l’expert pour un temps sur la base de projets collectifs.
Notre système éducatif devrait rapidement favoriser la coopération au lieu de se déchaîner à promouvoir la concurrence uniquement ! L’individu pourrait retrouver l’estime de sa personne, l’apprentissage du respect de l’autre, le principe de responsabilité.
L’individu seul, à l’école, ou dans le travail, ne peut pas grand-chose aujourd’hui sinon être productif de manière impersonnelle et non reconnue. Une forme de travail alimentaire excluant toute reconnaissance, à part pour quelques-uns.
Bon nombre de personnes ont compris qu’il ne fallait pas subir les situations proposées ; elles ont décidé d’être pleinement acteurs de leurs projets et de les mener à plusieurs en échangeant des compétences. Mais elles ont compris davantage : être en réseaux, pour concevoir, partager, et surtout faire savoir.
Un nouveau pouvoir en somme de l’individu, non en communauté mais en réseaux.
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