Ecriposoph, le blog de Francis Lepioufle

un roman, l’écriture, réflexions sur des lectures et la société

Le temps

Juste une petite citation pour aujourd’hui, une de CAMUS : elle engage beaucoup.

“La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.”

Je n’ai pas trouvé d’où elle est extraite, alors merci pour les aides!

Le 4  février: je viens effectivement de trouver d’où elle est extraite : “l’homme révolté ” publié en 1951.

28 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | société, écriture | | Un commentaire

“Ravel” d’ECHENOZ

Publié en 2006 aux éditions de Minuit, ce roman retrace les dix dernières années de Ravel, le compositeur français qui a vécu de 1875 à 1937.

Tout d’abord, Ravel semble vivre au moment même où Echenoz écrit. Le présent est constant dans le roman  et cela confère à l’écriture une proximité temporelle. Bien sûr on y voit de la création musicale mais avant tout il s’agit de la personne de Ravel et on y apprend l’oubli de chaussures, l’envie d’un steak qu’on ne lui propose pas aux Etats-Unis. On l’écoute, mais il ne porte pas attention à ceux qui le regardent. Beaucoup de personnes croisées ; Ravel semble chercher quelque chose dans ses voyages multiples et ses vacances nombreuses. Et puis, voilà un repas seul, le dentier qui produit un bruit de castagnettes ou de fusil mitrailleur, un bruit d’usine et voilà que prend corps “LE BOLERO”. “La création déconcerte un peu mais ça marche”. Mais voilà qu’une autre mécanique commence à dérailler et Ravel voit un drôle  de double !

Mais comment écrit-il donc Monsieur Echenoz ? Les anecdotes se succèdent comme les  touches d’un piano, l’une plus accentuée que l’autre et cela donne du rythme mais les véritables temps forts ne sont-ils pas les techniques d’endormissement  proposées qui nous conduisent vers le sommeil obligé  et véritable du compositeur devenu autre que lui-même.

Echenoz nous laisse alors comme si Ravel venait de nous quitter à l’instant.

25 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | lecture de livres, écriture | , , , , | Un commentaire

Multiple réalité au pays de Bush et d’Obama et de la difficulté à sortir de la pensée unique

double réalité

Multiple réalité !

Pourquoi cette photo alors que chacun d’entre vous a pu regarder sur les écrans ce passage historique d’un président à un autre ? J’en vois de multiples raisons.

Tout d’abord, une photo couleur de dirigeants en “noir et blanc”, ce n’est tout de même pas commun !

Seconde chose, les idées véhiculées semblent vraiment différentes.

Troisième réalité : malgré les divergences, l’accolade amicale posée sur l’épaule témoigne d’une courtoisie même si les politiques n’ont pas les mêmes idées. Tiens ! Il y a des petits dirigeants qui feraient bien de s’inspirer de cela. Et ce geste n’enlève rien à la solidité des convictions.

Quatrième réalité, le point de vue. Vous me direz : mais vous ne l’avez pas développé ! Alors je vous réponds effectivement pas le “développement d’un argument ” mais le point de vue au sens littéral c’est à dire d’où ce photographe a-t-il pris la photo ? Question embarrassante ?  Et vous prenez conscience tout à coup que celui qui saisit une réalité pour en faire partager le contenu est une forme de magicien car il ouvre une fenêtre sur quelque chose qui n’était pas vu. Trop compliqué me direz-vous!

Et si je vous disais que j’y étais , peut-être me croiriez-vous ! Eh oui, j’avais obtenu un ticket privilégié ! Vous me croyez encore ; non! Et eh bien vous avez raison car je n’y étais nullement. Mais alors ? C’est une photo prise sur mon téléviseur allumé sur la chaîne 24. Et alors, le point de vue, vous percevez qu’il est différent si je suis dans le champ, in situ ou bien hors champ ! L’affect n’est pas le même, le professionnalisme n’est pas semblable et cette photo n’est pas véritablement mienne car l’image existait et j’en ai fait une césure.

Et je n’ai pas dit que c’était une rencontre entre les deux personnes bien avant l’investiture, j’aurais pu affirmer que cela s’était passé il y a quinze jours. Vous voyez où je veux en venir : d’après une photo, on peut en faire différentes lectures et même fausser les contextes.

Alors, la réalité ! Vous pensez qu’elle est toujours unique ! Regardez bien un paysage sous différents angles, sous de véritables points de vue et vous verrez alors que la réalité est multiple sous son aspect d’unicité. Et elle existe par le croisement des différentes réalités (merci monsieur Braque et monsieur Picasso de nous l’avoir bien exprimé dès le début du vingtième siècle ! L’art questionne bien la réalité, la société et ses mécanismes, elle n’est pas le divertissement que l’on croit! Maintenant prenez une pensée et opérez de la même manière, vous pouvez alors accepter qu’elle soit travaillée sous différents angles et cela ne fait qu’ajouter un plus . Nous ne sommes plus alors au règne de la pensée unique mais au moment du débat véritable.

Tiens je crois que les écoles feraient bien de penser à cela quand elles veulent former leurs dirigeants ! Les réalités et les pensées multiples au chevet des débats! Peut-être y vient-on avec l’investiture d’Obama mais cela, c’est l’avenir qui nous le dira !Verra-t-on avec un siècle de retard émerger le cubisme politique?

22 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | photos, politique, société | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Un Paris Brest Paris et chapeau l’empereur à la couronne d’humour!

Marcus Néron

Marcus Néron

Un paris Brest c’est un gâteau à se délecter, à savourer la crème et en s’en lécher les babines !

J’en connaissais un autre comme vous sans doute! le Paris Brest Paris , la folle randonnée cycliste pour jusqu’auboutiste et écervelée(un peu) de l’effort.

Pas de relation entre les deux, si ce n’est la prise de distance obligée pour ne pas en prendre plein la figure ! Vous me direz ! L’un se délecte en bouche et l’autre vous torture jusqu’au trognon! Cela est sans doute vrai mais je viens de lire un livre qui , je vous l’avoue , ne manque pas de crème!

Amateur de sport, de sortie forestière ou marathonienne, curieux donc de ces efforts où le dépassement de soi est là, à deux boyaux de la ligne à ne pas franchir,  voilà que j’ai eu le bonheur d’avoir entre les mains un libre écrit par un certain Marc Antoine Néron.Déjà le nom et le prénom sont déjà suffisamment originaux pour qu’on s’y intéresse ; voilà des parents qui ont tout prévu pour que le fils soit l’unique ; pourtant né d’une famille de onze, il faudra donc qu’il trouve son unicité par une autre voie. On le comprend vite à la lecture des premières pages, à celle de la première de couverture. Il ne s’agit pas d’un rigolo, d’un amateur; c’est un gars qui fait dans le grand; c’est du superlatif qu’il lui faut; mais que diable a-t-il donc dans le sang, dans les mollets. Il s’essaie à tout et rien ne lui échappe. Une course par ci, une marche par là, une petite sortie de VTT et puis on enchaîne avec une descente “bike” des plus vertigineuses. Vous aurez compris que notre inlassable Marc-Antoine, dit Marcus, s’appelle Néron: il met le feu partout où il passe!

Aux premières pages du livre, je me dis que les premiers kilomètres et les sorties vont bientôt devenir monotones et je vais arrêter ma lecture aux premières côtes ou après le premier virage quand l’auteur ne me verra plus! Mais non! Comment fait-il donc? Les coups de pédale prennent vite le sentier(juste à côté de la grand-route) de l’humour. Et la langue se met à pédaler sur le cinquante deux -quatorze, au rythme de pleins et de déliés (et parfois de chaînons cassés). La langue de Molière s’envole tout à coup, chute parfois, mais elle va toujours, au rythme d’un grand braquet presque sautillant. Il se mouille le gars(eh oui, la presque totalité de la course dans le froid d’un été diluvien) pour des gouttes de gloire acquises à la sueur de son derrière. Car il souffre alors que la plume se délecte comme d’un gâteau de ce calvaire à peine achevé. Et moi, j’ai gouté au Paris Brest , un autre Paris-Brest, presque le plaisir d’être spectateur de l’arène(c’est normal c’est Néron) et de quoi je l’accuserais(marcuserais!), c’est en gladiateur d’avoir tué l’épreuve de son arme  : un humour sautillant.

A vous qui aimez le sport et l’humour, je vous conseille la lecture de ce livre mais lisez-le avec “Parci et moni”, car autrement il vous viendrait des idées de gloire, des idées de détrôner Marcus “le grand” et là je crois que vous tomberez dans l’arène devant l’empereur romain!

Ce 21 janvier, monsieur MARCUS dit le romain vient de laisser une réponse et ses coordonnées des fois que vous voudriez découvrir l’humour au rythme des pédales et je vous les donne donc …avec son accord!

“Bonsoir et un énorme MERCI pour avoir mis cette super critique de mon livre sur votre blog

vous avez conservé l’esprit et je m’y retrouve complètement (jeux de mots, ah ah )

pouvez-vous mettre mes coordonnées ?

marcus-isa.neron@orange.fr
06.24.66.17.79
15 euros Espace Culturel Saumur (49)
ou 18 en expé en France
autres pays : me contacter

Merci encore !”

Marcus.

20 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | lecture de livres, photos, poésie, société, écriture | , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Ritournelle de la faim de J.M.G. LECLEZIO

Roman paru chez Gallimard en 2008, je viens de le lire.

Tout d’abord, il se lit facilement. Vous découvrez tout d’abord un petit préambule …Sur la faim et le plaisir de goûter au pain blanc!

Et puis c’est tout un parcours : celui de la jeune Ethel, sur les pas de son grand-oncle Soliman. De la maison mauve découverte lors de l’exposition coloniale, le lecteur apprend par bribes le passé de mauriciens. Un parcours au quotidien qui nous emmène petit à petit derrière les vitres étamées des années 30et40. Les vies communes cachent alors des divergences, des compromis, des héritages. Personnages louches et vieillis alors exposés au regard critique des jeunes Ethel et Laurent.

Pas une histoire linéaire mais une découverte de quotidiens qui tissent les grandes histoires ; chaque  paragraphe semble écrit à l’envers comme si l’auteur tardait au maximum à délivrer les clés de lecture. C’est seulement à la fin du paragraphe, puis du chapitre  puis du livre en entier  que vous pouvez , que vous avez même envie de relire des passages pour relier alors l’ensemble et pour  en percevoir toute la cohérence. La ritournelle de la faim va peut-être jusque là, dans l’écriture même !

J’ai bien aimé.

18 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | lecture de livres, écriture | , , , , | Un commentaire

Faut-il être sourd pour mieux entendre?Télé sans saveur!

J’ai regardé une émission sur France  5( et je continue de la regarder ; il est 23H22et je me demande comment ne pas m’ennuyer. Après avoir suivi une émission où les personnes ont communiqué par la langue des signes interposée, j’ai eu l’impression que les gens avaient la volonté de s’écouter-c’est le comble pour des sourds- et surtout de partager. Auparavant, c’était les voyages au Maroc et au Pérou, la montée sur les versants escarpés pour communiquer. C’était très bien, de beaux échanges, de belles discussions . Et puis,  voilà un nouveau pays, celui de  l’hypocrisie et  monsieur Copé, le lisse, le beau, le propre, quelquefois il dit des choses intéressantes mais cette fois, cela atteignait les derniers degrés  du tiroir le plus bas de la commode.  Et monsieur Joffrein semble enfermé dans un couloir très étroit. Et puis le négatif, le positif , voilà les kilos qui pèsent sur la bascule. Bref, cela semble d’une piètre qualité ; j’aurais dû écouter France culture, ç’aurait été dix fois plus intéressant et dix fois c’est encore minime!!!!à part Véronique Genest qui dit tout fort qu’elle a vingt six ans  ! Je ne l’ai pas crue mais au moins elle est énergique et cette fois être sourd à son âge c’est humain !

“On est ce qu’on fait” : ça c’est sûrement vrai monsieur Joffrein et c’est vous qui le dites!

Et puis “on écrit c’est pour que ça reste”, a dit Copé … Tiens il devient intéressant sur le tard !!

Et “ce qu’on a envie de faire !” oui mais quand on est politique alors on doit se soucier du bien commun et de l’intérêt général …Et puis voilà les gros sous qui semblent filer sous la table de Véronique Genest qui n’ose pas dire ce quelle gagne ! C’est dur quand même d’être payé et de ne pas pouvoir le dire… Sacrée conversation… Et on arrive aux dernières questions !…

Faut-il demander à être sourd pour entendre mieux!!! Ah ça va se terminer! qu’est-ce qu’il y a après?

Tiens je viens d’éteindre! Je crois que c’est une bonne chose !

18 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | société | | Pas encore de commentaires

Exotisme et départ

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Une nouvelle image d’en-tête personnalisée.

Alternons le chaud et le froid, c’est comme les bains, il paraît que cela vivifie le corps et l’esprit. Après les arbres glacés(il faut dire que la météo et les circonstances prêtaient bien le flanc à cela), c’est donc un peu d’exotisme et de couleurs chaudes pour un partage, mais aussi le constat d’une dure réalité.

Les barques sont là, colorées et attendent la marée pour une quête de poissons. Les couleurs chaudes s’attachent et semblent se rapprocher pour plus d’intimité.  Cependant, réunies et groupées ainsi, elles m’ont interrogé quand je les ai aperçues. Dos au phare, elles semblent avancer dans le sens contraire au courant, exubérant leurs coques et leurs couleurs châtoyantes à qui veut bien les regarder. Toutes semblables et presque toutes pareilles mais regardez-les bien, elles se différencient …. Finalement, comme nous les spectateurs d’un moment, semblables en bien des points, mais combien riches dans notre diversité malgré notre similitude d’humain. Et plus encore, ces barques agglutinées pour un départ, nous voici en écho devant notre propre parcours, parfois arc-boutés contre le courant qui nous emmène et …vers une issue dont on ne connait pas le terme  et tant mieux…!

Plein de couleurs donc devant une petite partie du port, près d’Ej jadida au Maroc ; un exotisme à deux envergures d’ailes d’avions.  Et le simple éveille parfois les plus grandes réflexions.

14 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | photos, poésie, société, écriture | , | Un commentaire

Une nouvelle fenêtre: “les arbres de l’hiver ET grandir”

hpim23571Eh oui, la fenêtre vient de changer et il en sera ainsi régulièrement… Peut-être!

Et pourquoi ces arbres d’hiver ?

Tout d’abord, dirait Magritte, ce ne sont pas des arbres mais une photo d’arbres en hiver.

En second lieu, je dois dire que cette photo a été prise par un de mes fils ; alors pourquoi l’afficher aujourd’hui ; car il est parti pour d’autres horizons ; après quatre mois d’absence, il est retourné dans un pays d’accueil nordique. Et la séparation , me direz-vous ?

Bien sûr, un pincement au coeur mais une réelle joie de le voir prendre son chemin. Un pas de plus dans le fait de grandir . Et les aider à grandir c’est les aider à se séparer de nous : il y a eu le cordon ombilical coupé par un autre que ses parents car il est difficile de couper de soi(ou de sa femme) un enfant qui naît ; puis c’est le premier  pas, seul, vers un extérieur qui devient autre que vous, et puis le premier “non” qui assure que votre très cher commence à se distinguer de vous, et puis   et puis et puis …

Les élever, c’est à dire dépasser le niveau horizontal et vertical de l’animal et par la suite les aider donc à se séparer de vous pour enfin aller de plus en plus seul : au départ, c’est avancer de deux pas vers la chaise voisine puis c”est encourager à aller voir jusque la haie voisine ; le bambin se retourne, cherche votre approbation et si vous n’avez pas peur alors il osera et puis c’est le passage pour piétons à franchir et l’observation des codes et le bien fondé de la règle ; les aider à se séparer de vous c’est donc aussi leur donner, leur attribuer  fondamentalement votre confiance pour oser découvrir l’autre (que ce soit l’autre en tant que personne ou chose ou savoir ou concept, ou culture…

Alors, voilà la raison des arbres  de la fenêtre et voilà pourquoi je l’ai choisie car les arbres sonrt petits et grands(comme les enfants et les jeunes adultes), dénudés(comme beaucoup de jeunes sans le sou, ou privés de savoirs nécessaires, ou d’expériences à acquérir )  mais fermes dans leur façon de s’élancer vers d’autres cieux,  malgré le temps incertain.

11 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | photos, société, écriture | , , , , , | 2 commentaires

“L’Africain de J.M.G.LE CLEZIO”

Je vous ai fait part d’un livre bien ancien hier, celui de Lao She ; ancien car la première écriture date de 1936. Aujourd’hui, je vais vous livrer une appréciation du livre de J.M.G. Le Clézio : l’Africain(datant de 2004).

Tout d’abord en le feuilletant,  j’ai pensé qu’il s’agissait d’un récit. Tout vient conforter cette idée : le jeu du récitant et les photos jaunies par le soleil laissent entrevoir par la porte de souvenirs des scènes du passé.

“Al’âge de huit ans à peu près, j’ai vécu en Afrique de l’Ouest, au Nigéria, dans une région assez isolée où, hormis mon père et ma mère, il n’y avait pas d’européens…”

Et puis tout s’opère entre le narrateur et le contexte : autant le narrateur était proche de la scène,  autant il prend de la distance et il regarde le monde:

“La liberté à Ogoja, c’était le règne du corps. Illimité, le regard, du haut de la plate-forme de ciment sur laquelle était construite la maison, pareille à l’habitacle d’un radeau sur l’océan d’herbes. “

Et dans l’instant suivant, c’est le “je ” qui reprend sa geste.

Cette mise  à distance permet alors de grands commentaires sur la vie:

“Etait-ce la guerre, cet interminable silence, qui avait fait de mon père cet homme pessimiste et ombrageux, autoritaire, que nous avons appris à craindre plutôt qu’à aimer ? Etait-ce l’Afrique?”

Et une forme de questionnement au père, de manière régulière :

“la première fois que j’ai vu mon père…”

C’est un véritable refrain qui chante régulièrement un souvenir du père  : entre ce qu’il aurait pu être et celui qu’il fut   mais c’est aussi un père régulièrement associé à la mère dans les écrits.

Une mémoire du temps qui est passé, entre France et Afrique,  une connaissance charnelle de l’Afrique, une distance vis à vis de tous les objets … et paradoxalement une renaissance des êtres chers.

Oui!  j’ai aimé ce livre ; il y a quelque temps j’avais lu “Ourania” et je n’avais pas réussi à adhérer si bien que j’ai même arrêté la lecture de ce livre ; c’est rare de ma part … mais celui-ci je l’ai apprécié en même temps qu’il m’a surpris ! alors il faudra sans doute que je relise Ourania !

10 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | lecture de livres, écriture | , , , , , | Un commentaire

Un roman traduit du chinois par François Cheng et Anne Cheng

LE POUSSE-POUSSE DE LAO SHE

Editions Picquier poche

Version originale écrite en 1936.

Intéressant car il est le roman du petit peuple. Siang tse le personnage principal issu de la paysannerie projette de d’enrichir ; son ambition est de posséder un pousse-pousse mais la rencontre avec d’autres personnes ou d’autres situations le rend toujours plus vulnérable. C’est la chute vers la misère. Le ton de Lao Tseu n’est pas dramatique ; par les détails donnés, je pense qu’il a voulu dessiner, donner à vivre les scènes et les personnages et j’entrevois cet écrivain en arrière plan : toujours une pincée d’humour. On peut se demander quand s’achèvera la chute mais on la devine au travers de la mort de Tigresse, une compagne pas forcément choisie et aussi par le vieillard au pousse pousse qui tombe d’épuisement.

En quoi ce livre peut-il être actuel ? C’est que La misère ambiante brise les projets a fortiori quand le sujet lui-même ne choisit pas véritablement son itinéraire.

Principe de volonté ! Mais peut-on se targuer de toujours choisir en notre âme et conscience ? Avec un libre arbitre entier ?

7 janvier 2009 Posté par francis lepioufle | lecture de livres, écriture | | Pas encore de commentaires