Le choix est parfois délicat ; il faut à certaines occasions laisser les chiens aboyer et sortir après la tempête mais il faut aussi savoir ronger son frein. Le fait d’écrire engage son auteur mais ne rien dire revient à ne pas exister, à être consentant, à être poltron d’une certaine manière.
J’ai été silencieux depuis plus de quinze jours ; en effet, je ronge mon frein mais les plaquettes commencent à user et un feu bout sur le bout des lèvres. Les mots vont-ils sortir enflammés ?
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La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression : elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière. Rien ne dompte la conscience de l’homme… V.Hugo : “les Châtiments”
peut être parfois les plus fins se taisent ! et les brebis galeuses s’époumonnent !