Invitation au voyage
Encore une fracture sur ce blog.
Eh !Oui! Une semaine sans vous donner de nouvelles. Parfois les êtres subissent des mises à l’écart, d’autres sont mis à l’index, d’autres encore sont montrés du doigt comme des coupables alors qu’ils veulent éveiller les consciences ; eh bien , je n’ai subi rien de cela ; seulement et simplement une invitation à partir, à rencontrer un de mes êtres chers et le silence a pris place sur les ondes cependant que je me délectais des retrouvailles.
J’en ai profité pour déambuler dans Lyon, cette ville de Lumières ; parcourir les terreaux entre Saône et Rhône aura été un plaisir. Le jour et la nuit opposent lumières et eaux ; Lyon arbore ses bâtisses et ses façades aux fleuves qui passent chargés de leurs reflets luminescents.
Allez voir d’un peu plus près ce quartier de St Jean ; montez vers les jardins des hauteurs, traversez les anciennes arènes gallo-romaines. Prenez aussi le plaisir de monter vers St Just et savourez la fraîcheur matinale des côtes de Lyon.
Déambulez encore et encore dans cette ville et vous découvrirez des libraires accueillants, “l’Etourdi de St paul”, “à plus d’un titre”.
Battez encore le pavé et vous découvrirez la belle place Bellecour riche d’animations, les places des terreaux, la place de la république magnifique sous ses jets d’eau ou encore la place de l’hôtel de ville où des curieux attardés à la terrasse de café se mêlent aux habitués pour déguster bières et palabres cependant que des joueurs de foot en mal de spectateurs trouvent enfin une tribune prête à applaudir leurs exploits.
Prolongez votre chemin et laissez vous guider par les bruits ; bientôt le claquement des planches à roulettes devient intense et des jeunes, portant casquette, solitaires dans la multitude, virevoltent sur les espaces et les bordures dessinant de manière singulière leur propre sculpture, l’espace d’un instant quand ils viennent achever leurs courses au pied des bronzes de la place Louis Pradel…
ABSENCE
J’ai été absent pour quelques jours ; je resterai silencieux encore quelques heures.
Journée dédicaces.
Hier, “les chevaux de la mémoire” courraient dans l’espace culturel du centre Leclerc à Plérin. Trois heures de course au petit trot… Les livres étalés sur la table ou dressés droits comme pour être fiers d’être là, tous invitaient à la rencontre. Un fauteuil confortable, une table bien installée par les responsables de la librairie, un accueil chaleureux, tout le préalable à un bon moment. Trois heures avec ce public venu assez nombreux échanger avec ce roman et moi ; je dis les deux, car ils ont été à la fois si proches et confondus lors de la création et sont devenus indépendants par la trajectoire qui maintenant les sépare. Parmi ces gens venus à ma rencontre, des amateurs de belles lettres, des êtres de souvenirs, des amis de longue date, des amis retrouvés en ce jour après trente années de séparation. J’ai beaucoup apprécié cette après-midi et je reconnais qu’elle s’est passée très vite, trop vite.
Merci à tous ceux et celles qui se sont arrêtées l’espace d’un instant, croiser leurs regards avec les miens et échanger quelques phrases ou interrogations sur l’histoire, sur l’écriture, sur des souvenirs… Merci à ceux qui ont lu et qui sont venus me dire qu’ils avaient été captivé, qu’ils avaient lu le tout d’un seul jet tellement ils avaient été transportés et happés par le style et l’histoire. Merci à la personne qui m’a exprimé avoir littéralement vu un film se dérouler devant ses yeux tellement c’était imagé.
Ce sera une aventure à réitérer. Je vous donnerai rendez-vous dans différents lieux prochainement.
Le silence est parfois d’or, comme les convictions.
Je n’ai pas laissé de trace depuis un moment; en effet, l’écran de mon ordinateur ne fonctionnant plus, il m’était difficile de vous communiquer quoi que ce soit. … Peut-être que la période était bien choisie de tomber en panne…Les périodes électorales prêtent le flanc à une communication exacerbée ou parfois tronquée et les silences consentis obligent à une prise de distance.Toujours est-il que le blanc scintillement de mon écran en panne a renforcé plus que jamais la limpidité de mes convictions citoyennes et a permis de démontrer une fois de plus que l’abondance d’informations dans ces périodes agitées d’élections n’est pas synonyme d’éveil à l’information. Tais- toi peut-être! Mais garde tes convictions toujours pour les affirmer lorsque les aboiements se seront tus.
la quête de soi ou le wild permanent
Je viens de lire un livre écrit par un ami. Le titre est “pour y voir Clerc” aux éditions Aléas. Je n’avais pas eu la possibilité de l’avoir entre les mains. J’ai lu les différents livres qu’il a écrit précédemment. Vous trouverez sur son blog les différentes créations en rapport avec le théâtre, des travaux sur Victor Hugo et des nouvelles. Les “nouvelles pour l’été” m’avaient particulièrement séduit, dans un chapitre, par l’évocation d’un être cher, le grand-père. Au-delà de la proximité retrouvée, c’était ce mouvement de recherche, cette démarche de quête de la relation intime disparue.
Cette fois, dans “Pour y voir Clerc”, Eric Bertrand, cet auteur dont je vous parle, va à mon avis plus loin encore. Une boîte, retrouvée à l’occasion d’un déménagement, ouvre la porte aux souvenirs. Les morceaux de chansons de son Julien Clerc, ouvrent le coeur de madeleines proustiennes et déplient les feuilles du passé, feuilles parfois recousues sur de grands plaies.
Quel objet retrouvé n’a-t-il pas joué ce rôle en chacun de nous, me direz-vous? Ici, j’ai beaucoup apprécié l’écho entre la vie de l’auteur et les paroles du chanteur(dont j’ai découvert les paroles que j’avais entendues sans les avoir pleinement écoutées).
Au-delà de ce lien très fort, je retrouve ce mouvement de recherche, de quête de quelque chose ; quand je relis des passages “la route, la poussière et le sable”, je découvre ce voyage, voyage lointain plein de surprises au far, far ouest, sans limites ; mais ce voyage me semble encore plus riche par ce plaisir du dépassement du quotidien, de cet épanouissement quand il ne reste rien sinon soi face à ses limites ou son désir d’aller plus loin encore. Encore plus loin est la confrontation avec l’autre, cet ami de voyage. Mais le voyage n’est-il pas encore plus grand dans les instants difficiles quand le voyageur découvre enfin l’autre caché tout près de son coeur, l’être cher ou celui que l’on méprise ou bien celui que l’on voudrait enrichir d’expériences originales pour être enfin l’être qui a mérité de vivre, pas seulement manger et dormir mais celui qui veut porter le regard sur son alter, son égo, son soi . C’est vrai qu’on peut y perdre la face. L’expression est riche de sens, la face étant ce sur quoi l’autre porte le regard. Alors, se regarder la face revient à porter un regard réflexif. Et le soi est facile à regarder mais il se révèle difficile à décrypter car il a une longueur d’avance sur notre voyage.
Les voyages vers le far west, l ‘Ecosse lointaine et rugueuse, toujours l’appel de la forêt, la forêt intérieure toujours plus verte ou grise ou de sable qui fait briller au loin les étoiles de notre quête future.
Ce voyage au pays de Clerc me semble sur ce point révélateur de cette quête de soi . Le tutoiement utilisé surprend au départ. Ce n’est pas l’interpellation du lecteur mais l’interpellation de cet autre, ce soi que l’on recherche par ces vrais voyages vers l’ouest, encore plus vers les rivages où la rudesse de la vie vient confronter notre vraie réalité à celle du prétexte .
En réalité, ce wild si vert, si gris, , quand on le lit avec des lunettes fines vers son intérieur, dévoile toutes les richesses intérieures.Voyage, voyage, quand tu nous tiens! Le lointain revient vers notre proximité la plus proche, la plus intime, notre soi.
Et les traces géographiques ne seront-elles seulement que les véhicules pour permettre à notre imagination de pétrir les madeleines proustiennes ?
Les mots pour l’exprimer sont alors un chemin de redécouverte merveilleux.
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