Je viens de relire une partie de l’oeuvre de Dante dans la traduction de Christain Bec.
Quelle modernité dans les propos! Et quelle rappel à l’actualité !
Dans “le banquet , il justifie l’emploi de la langue vulgaire sur le latin pour mieux toucher les hommes que “leur condition ou leur formation empêchent d’accéder à la haute culture”.
Dans une période où l’Italie est en conflits de “cités”, il prône un certain universalisme.
Et surtout au chapitre 7 du banquet, quand il prône l’appel à la raison plutôt qu’aux sens.
En ces périodes actuelles, l’émotion semble devenir le guide de nos éminents politiques et législateurs pour le fondement des lois. Un évènement! alors, aussitôt, à coups de médias, l’émotion triomphante fait ajouter une loi aux centaines d’autres, déjà écrites, votées mais bien souvent pas appliquées. Il serait bon d’user de l’expérience et des réflexions de nos penseurs pour mieux vivre et apporter un peu de distance par rapport aux évènements et un peu de cohérence dans les propositions.
Je citerai simplement quelques lignes :
“Ainsi, quand on dit de l’homme qu’il vit , on doit entendre que l’homme use de la raison, qui est sa vie spécifique et l’action de sa partie la plus haute. Celui donc qui s’éloigne de la raison et n’use que de la partie sensitive de lui-même, ne vit pas comme un homme, mais comme une bête…”
A bon entendeur …………….. Dante a vécu de1265 à 1321!
1 response so far ↓
Eric // 26 février 2008 à 6:41
La fois où Dante m’a paru le plus vivant, c’est dans “Si c’est un homme”, ce magnifique témoignage d’humanité écrit par le rescapé d’Auschwitz Primo Lévi… Il évoque un moment de grâce pendant lequel, bien au-delà de cette ordure qu’il affronte (la négation d’un homme), il récite à un autre prisonnier dans le camp un chapitre de la Divine Comédie…
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