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Images d’école et volonté politique

26 janvier 2012

Toujours dans cette région de Dijon : trois écoles construites à des dates différentes. Si celle du centre porte la mention “maison d’école”, elle est effectivement ancienne et daterait de l’époque de Guizot ; elle porte sur elle la guidance religieuse ; d’autres maisons d’écoles étaient laïques  mais les deux étaient considérées comme publiques et communales avant 1881.

Autres temps, les mots changent de paradigmes suivant les époques.

Dans d’autres bâtisses, le mot “école” a remplacé “maison” pour l’une et le mot collège figure sur l’autre. ‘L’une a été publique et laïque suivant la volonté forte du moment. L’autre portant le nom de collège porte les traces de son histoire : la couronne note bien que c’était un collège royal , réservé donc au cursus secondaire ; ce cursus secondaire a une autre signification que celle donnée aujourd’hui ; dans ces collèges royaux étaient enseignées des matières nobles, du niveau élémentaire voire avant jusqu’aux classes permettant l’accès aux universités ; le peuple, lui,  était enseigné de matières primaires et il faut noter que cette expression dure toujours ! Il n’était pas rare, dans les petits bourgs, que les élèves des collèges royaux étaient scolarisés aux étages et le bas peuple au rez-de-chaussée ; la symbolique est toujours présente..

Toutes les bâtisses de l’époque marquent la volonté de construire un système éducatif, différent selon les obédiences mais cette volonté a permis d’atteindre les campagnes les plus lointaines ; bien sûr, il y eut des travers dans ce mouvement d’institutionnalisation mais on peut sans doute considérer que la scolarisation a laissé plus de traces positives que négatives.

  Les difficultés scolaires d’aujourd’hui ne peuvent-elles pas être prises en compte ? Si sûrement, comme on les a prises à bras-le-corps à cette époque.

Toujours une question de volonté politique et d’orientation budgétaire!!!!!

La volonté d’une maison d’école

25 janvier 2012

Dans mon dernier ouvrage “un amour d’école”, j’ai donné la parole à de nombreux écoliers ; ils ont tous fréquenté une petite école de hameau qui avait eu une autre demeure pour la précéder. Les premiers écoliers ont fréquenté ce lieu dès 1897. Ils allaient à “la maison d’école”. Construites pour beaucoup avant les lois de Jules Ferry et dans toute la France, un effort immense a été réalisé pour scolariser en masse. Bien sûr, la maison d’école a été fréquentée, dans les communes,  seulement par les garçons, à la grande déception de certains ministres qui percevaient là que la scolarisation pouvait élever les esprits.

 Oui l’effort a été immense pour les petites communes contraintes de consacrer un budget aux constructions mais l’Etat offrait des conditions avantageuses. Dans toute la France, des bâtiments se sont élevés portant la mention “Maison d’école”. Si plus tard, elles sont devenues sur le papier, école publique ou privée,  elles continuaient à porter les gravures sur les murs de leur première dénomination. En suivant certains parcours au bord des eaux, j’ai eu la surprise de constater que la région de Dijon comptait encore de nombreuses bâtisses de ce genre ; parfois abritant encore des écoles privées ou publiques, elles témoignent de la volonté des gouvernants de l’époque de proposer au peuple d’acquérir du savoir sur les choses et en quelque sorte de permettre de voir le monde différemment.

En 2012 et depuis quelques années, on voit l’Ecole, de la maternelle au lycée, attaquée par ses gouvernants au lieu de proposer des améliorations. Ont-ils oublié que leurs ancêtres ont bénéficié de ce tremplin et du haut de leur siège, ne pourraient-ils pas clamer que le savoir est nécessaire, que l’expérience est nécessaire, que les deux se complètent mais malheureusement, on entend surtout des propos disant que l’école ne sert à rien, ou que celle-ci ne prépare pas au travail.

Peut-être faudrait-il d’abord définir les missions qu’on veut bien lui attribuer ; alors les parents et les enseignants seraient au clair .

La maison d’école traduisait clairement le rappel du foyer tout en instruisant. Le versant institutionnel est devenu plus important par la suite mais marquer sur la pierre “maison d’école” avait beaucoup de sens. Dans combien de villages cherche-t-on maintenant pendant longtemps l’école car elle n’est tout simplement pas indiquée. Autre temps, autre sens !   Le musée est indiqué, le restaurant aussi mais pas l’école!!!!!!

c’était une petite colère du jour !

Je vous laisse regarder attentivement cette photo de “maison d’école”………………………

Rêveries prolongées sur les traces de P.J.Hélias

24 janvier 2012

Encore quelques mots et quelques tableaux de nature bien évocatrice.

 

Les mots, les pierres et les chemins deP.J. Hélias

23 janvier 2012

Il y a quelques mois, je vous faisais part du congrès des écrivains bretons(A.E.B.) sur  la commune de Pouldreuzic en Bretagne Sud. En sillonnant cette  commune, vous pouvez emprunter un chemin, puis un autre. Vous allez découvrir bien vite que des parcours fléchés existent et ceux-ci vous emmènent sur les chemins agrestes que l’auteur breton a foulés de ses pas. Des paysages magnifiques, étonnants, propices à l’imagination et à la rêverie vous y attendent. Des extraits d’écriture de cet auteur jalonnent le sentier comme des pierres posées là telles des palisses bretonnes, les pierres debout, pour vous aider à comprendre son ouvrage “Le cheval d’orgueil”.

Le Congrès des écrivains bretons à Pouldreuzic : 32ème Congrès à la salle Per-Jakez Hélias

7 novembre 2011

Samedi dernier se déroulait le 32ème Congrès des écrivains bretons, association chaleureuse, bienveillante et ouverte sur le monde. Elle m’a accueilli comme elle accueille les 160 adhérents à ce jour.

Une association créée en 1978 par Yann Brékilien et ses amis cornouaillais. Elle regroupe actuellement des auteurs, écriveurs et écrivains, éditeurs également,  de la “toute” Bretagne et de bien ailleurs ; ce qui les fédère est écrit dans les premières lignes de l’association dite aussi A.E.B.(association des écrivains bretons) :

“Qu’ils soient bretons, qu’ils résident en Bretagne, ou écrivent sur la Bretagne, les écrivains bretons partagent un même amour du pays et un idéal commun : faire revivre la culture en Bretagne, riche de son ouverture sur le monde. Dès les débuts de l’Association, l’exemple avait été donné par des auteurs comme Henri Queffélec ou Per-Jakez Hélias, aujourd’hui disparus.”

C’est dimanche 5 novembre, au pays même de Per-Jakez Hélias que l’association réunie en A.G., a, par ses représentants, affirmé son dynamisme, ses lignes directrices et affiché une grande vigueur. Forte de l’augmentation de ses adhérents, de leur présence affective sur les salons, de la renommée de nombre d’entre eux, elle a aussi affiché son partenariat avec l’Institut Culturel de Bretagne et son ouverture sur le monde.

Un cèdre a été planté, comme les années précédentes . Cette fois, il prend ses racines devant la salle P.J. Hélias ; c’est aussi un bon départ pour une randonnée sur le parcours de 11 km entre chemins creux, menhirs s’élevant au milieu d’arbres qui semblent marcher, penchés qu’ils sont sûrement sur l’ombre de l’auteur, affirmant leur orgueil d’être encore présents, témoins du temps qui passe. Des extraits du “Cheval d’orgueil” jalonnent le parcours et l’on se berce encore du conte que l’on vient d’entendre à mi-voix lorsque l’on reprend le pas.

C’était une belle journée, durant laquelle on a pu visiter la maison de l’écrivain. La voix de Monsieur Jean-Jacques Hénaff nous a aussi guidés et elle a aussi beaucoup conté sur la “Maison Hénaff”,  autre fleuron de ce territoire.

La voix de Gérard Lomenec’h a chanté des chansons des Ducs de Bretagne. Puis nous avons  entendu la remise des prix littéraires dont Le Télégramme de Brest fait un large écho.

Le salon du livre de CARHAIX

28 octobre 2011

 

Demain samedi 29 octobre et dimanche 30 octobre se déroule le salon du livre de Bretagne à Carhaix ; une initiative qui dure et qui affirme sa singularité au coeur de la Bretagne.

Je serai présent les deux journées avec Les éditions La Roche de Muzon.

Amis de Bretagne, un petit détour s’impose !!!

Ouverture des magasins le dimanche

12 octobre 2011

Ce n’est pas le genre de sujet que je traite ici mais voilà bien un sujet qui fait parler, qui fait écrire, qui produit des manifestations en tout genre : rébellions, rassemblements, banderoles, sympathies à l’égard des uns ou d’autres, interrogations du Sénateur Kerdraon au secrétaire d’Etat au commerce, projet de loi. L’annonce de l’ouverture d’une grande surface à Loudéac  le dimanche fait couler de l’encre dans les différents organes de presse et même sur les blogs.

Bien sûr, des personnes sont présentes sur la manifestation et toutes semblent d’accord sur une chose : la non-ouverture du magasin en question le dimanche.

Tout d’abord, autant on a vu que l’ouverture le dimanche pouvait paraître “normale”  dans les zones touristiques, autant cette volonté d’ouverture pose plusieurs questions.

Sur le premier point, Loudéac, ville centrale n’est pas une ville à proprement parler, touristique ; le magasin ne peut être ouvert pour ce motif.

Que les employés du magasin soient contre l’ouverture, je le comprends et soutiens pleinement leur lutte. D’autres groupes soutiennent ce combat.

Cette mobilisation me paraît bien légitime au regard des traditions et du droit social. En effet, le dimanche  a depuis longtemps été considéré comme un jour de repos, un jour lié à la religion également, ne l’oublions pas. Je ne dirai pas qu’il faut maintenir ce jour non travaillé pour obliger les gens à aller à l’office. Ce jour , de repos, est un jour privilégié de cohésion familiale, de possibilités d’ouverture vers des milieux autres que celui du travail ou de l’école.

Un magasin n’est pas un lieu d’ouverture, quelle qu’elle soit, c’est un lieu de marché. Les possibilités d’ouverture sont très nombreuses sur le territoire.

Les manifestants regroupent  un tout un chacun, des employés, des ouvriers, mais aussi des élus et des petits commerçants. On a compris la motivation des premiers . Quelles peuvent être celles des petits commerçants et celles de élus présents ?

Les commerçants du centre-ville ont été nombreux par le passé et rendaient bien des services aux habitants.   Ne sont restés ouverts que les magasins proprement alimentaires. Ceux du centre-ville et ceux des petites bourgades environnantes ont joué un rôle social pour bien des populations et bien souvent les gens s’y déplacent pour un dépannage. C’est aussi et surtout un moyen pour le petit commerce de subsister. Il paraît normal alors qu’ils manifestent contre l’ouverture du grand magasin car leur chiffre se ferait à ce moment.

 Que défendent les élus dans cette affaire?

Tous semblent combattre l’ouverture.

Le sénateur Kerdraon vient d’interpeller le secrétaire d’état; la réponse semble être un grand coup de pied en touche ! On aurait attendu un peu plus de volonté politique.

Et d’autres voudraient une loi ; une de plus.

Et si la situation en centre-Bretagne était une alerte, une vraie !

Comment cela?

Voilà quelques mois j’ai vu décliner, pour avoir fréquenté le magasin par curiosité et achats de dépannage, j’ai vu la clientèle devenir de moins en moins nombreuse.

Cette diminution de clientèle n’est-elle pas à ramener à l’ouverture récente d’un autre grand magasin?

Et si le nombre de grandes surfaces était trop élevé ! Peut-être aurait-on dû bien réfléchir à l’aménagement en grandes et petites surfaces sur un territoire plutôt que de vouloir casser le schéma existant.

En conclusion :

Suffisamment de petits commerces sont ouverts le dimanche pour satisfaire nos oublis  et les gérants ou propriétaires ont aussi le droit aux congés pour leurs familles.

Il existe des lieux de promenade tout près de chez nous qui ouvrent sur le monde ; ayons le courage de le faire savoir : lectures, visites, promenades, activités sportives, cinéma…. et même ne rien faire, c’est bien parfois pour se découvrir plutôt que de se noyer dans l’activité !

Nous  devons avoir des élus qui ont une  lecture prospective de leur territoire en adéquation avec le droit du travail et un aménagement du territoire même commercial, très ambitieux, et dirigé vers le bien-être social et non vers d’autres considérations d’un autre temps.

Ainsi on n’aurait plus à éteindre le feu qu’on aurait allumé !

Eduquer ou réprimer, un choix de société

28 septembre 2011

Voilà que les mécontents sont à nouveau dans la rue : pas pour du pain, pas pour du beurre mais pour l’école.

Grand sujet !

Il faut souligner le malaise qui met à la fois les enseignants du public et du privé sur les trottoirs. Voir se combiner là les agents de l’ Education Nationale et ceux d’une école privée n’est pas anodin : ceci veut signifier que les questions qui touchent ces personnes en fonction vont bien au-delà du traitement financier, de la carrière. Il s’agit de l’éducation,  de l’instruction et de la formation de l’enfance et de la jeunesse.

On aurait pu croire, et ce mot n’est pas innocent, croire n’est pas  fondé sur la raison, on aurait pu croire, au moins penser que les années passant on irait vers davantage de conscience que l’éducation, que l’instruction, que la formation technique, morale, universitaire, humaine…que cette conscience se serait développée dans les masses et dans notre instance dirigeante .

Or il n’en est rien ! Entassons les élèves par quarantaine dans les classes, demandons qu’ils parlent anglais couramment alors qu’ils n’auront pu que l’écrire.

Des gens se sont élevés pour instruire à tour de bras, socialiser dans les écoles pour qu’adultes ces jeunes devenus grands soient aptes à vivre, choisir un métier et un peu quand même observer une conduite morale qui permette une vie en société.

Peut-être veut-on détruire ce qui a été construit ?

Après avoir bien dénigré le corps enseignant auprès de la population pendant des années, il devenait plus aisé alors de détruire le corps même de l’Institution. Suppressions de postes à outrance, dévalorisation du pédagogique comme si les élèves étaient de purs entonnoirs ?

Et pendant ce même temps, la répression bat son plein.

Bien sûr tout acte d’incivilité doit être puni. Les policiers sont nécessaires mais leur présence le serait moins si l’on avait pu travailler l’éducatif bien en amont :

Tout d’abord auprès des familles pour qui il serait bien souvent nécessaire d’apporter de l’aide en les éveillant aux actes éducatifs dès le plus jeune âge, en procédant avec les futurs parents à une définition des attentes et des objectifs des institutions éducatives qu’elles soient de l’ordre parental, de l’ordre des familles nourricières,  d’accueil , des jardins d’enfants, des crèches et bien entendu de l’institution scolaire.

Pour cela, il m’apparaît qu’une école pour les parents soit devenue une chose indispensable.

Il s’agit aussi sans aucun doute aussi d’impliquer et de valoriser les personnes retraitées dans un schéma – pour que ces dernières puissent apporter ce que les sages apportaient dans bien des civilisations.  Il ne s’agit pas de reformer le cercle familial mais il s’agit ici de cohésion sociale et de regard mutuel sur les âges et les façons de penser.

La re-création de postes dans l’éducation me paraît inévitable même si l’on peut penser que les outils de communication vont permettre de dispenser du savoir : à un savoir dispensé par la machine, il manquera le versant “socialisation” de l’enfant, de l’écolier, ou du lycéen. Or la socialisation est un processus qui prend du temps pour qu’elle reste.

Alors renforçons tous les volets éducatifs !

Economie nous dit-on ! Alors cherchons et  nous trouverons l’argent nécessaire, pourquoi pas une petite taxe sur les mouvements financiers  !!!

L’éducation doit revenir au premier rang des priorités, mais à ce jour on pourrait même penser que nous venons de prendre deux siècles de retard par rapport à ce que nous écrivait Victor Hugo en 1834  dans “Claude Gueux” exécuté pour avoir volé du pain pour… SURVIVRE :

“Messieurs il se coupe trop de têtes en France ; puisque vous êtes en train de faire des économies, faites-en là-dessus. Puisque vous êtes en verve de suppressions,  supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingt bourreaux, vous paierez six cents maîtres d’école.

Songez au gros du peuple. Des écoles pour les enfants, des ateliers pour les hommes. Savez-vous que la France est un des pays de l’Europe où il y a le moins de natifs qui sachent lire. “

Tiens et le rapport Pisa dit un peu des choses semblables !

Emmanuel Buron, dans la préface de ce livre édité en poche en 1995, nous écrit :

“La répression amorce une surenchère de violence, mais n’attaque pas la cause de la criminalité. Hugo accuse la société de négliger l’effort d’éducation, qui seul peut faire échec à la spirale du crime et de la répression…”

Peut-être que nos politiques devraient aller chercher dans la littérature les solutions pour le présent mais certains lisent-ils encore ? Et quoi?

La lumière encore un bien public !

4 août 2011

Une bien belle plage ; elle est bretonne. Peu de monde mais elle a été prise au printemps !
Nul doute que la plage est envahie aujourd’hui, jour de presque canicule, enfin presque ! 
Le paysage, à lui seul, est baigné de lumière. Parfois les humains en montrent moins ! 
Peut-être qu’ils ont beaucoup de nuages dans la tête ! Parfois il y pleut aussi de grosses gouttes !
Profitons alors de la lumière, qui est , encore aujourd’hui, gratuite.
Un bien naturel !  Comme l’eau qui, elle, devient un bien rare :  alors pourquoi n’est-elle plus publique tant dans sa nature que dans sa gestion? C’est une question anodine, pensez-vous, moi pas ! Elle permet de reposer la question de ce qui doit être considéré comme un intérêt général.  Voyez pour l’énergie, la santé et tout ce qui en découle.

Echos littéraires

31 mai 2011

Pendant que le livre “amour d’école” poursuit maintenant son chemin, d’autres livres vivent leurs parcours par le biais des écrivains. Il en est un que j’ai fréquenté encore récemment et je viens de découvrir qu’il s’affiche à la une des activités de la ville de Nieul : il s’agit d’Eric Bertrand, nouvel habitant des lieux, qui a partagé son plaisir d’écrire avec la population.

Voilà des initiatives municipales à souligner. Entre les orientations vertes, le marché, la plage,  vous découvrirez l’écriture et les efforts déployés pour arriver à une fin respectable.

JournalNieul20BD -3-

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