Combien de fois n’avons-nous pas lu que telle petite ou grande ville allait aménager son centre. Un « centre ville » donné presque a priori comme le lieu d’existence de la ville, l’endroit visible qui serait l’émergence de la vie de la cité. Et chacune de courir après ce centre, de l’aménager, de lui faire la cour, neuve si possible, à l’ancienne pour mieux coller à notre besoin d’authenticité de la ville. Tout cela comme si le centre ville avait ses données propres, immuables.
Il y va alors de la course à l’aménagement d’un lieu qui s’avère le centre, celui qui a toujours été le centre au regard des mortels qui ont pressé le pas au cours des générations.
Car il y va de cela semble-t-il ! Le centre serait celui qui correspond au lieu de rassemblement, le lieu le plus passager, le lieu le mieux investi à un moment donné.
Et voilà où le bât blesse ! Pendant des générations, les cathédrales et les églises ont été les aimants, les lieux qui attiraient la population, qui rythmaient le quotidien par les rites, les sonneries ; aujourd’hui, les individus fréquentent moins ces lieux ; est-ce à dire qu’ils se sont libérés du poids communautaire, peut-être pas ; d’autres églises ont sûrement remplacé les premières, avec une structure moins matérielle ou autrement matérielle. Si bien que le support de rassemblement n’est plus le même depuis quelques générations. De fait, la fréquentation du centre ville -église est devenue moindre ; les nouvelles habitudes liées à d’autres aimantations ont donc écarté les populations de ces centres devenus bien calmes.
Nous voici donc revenu au régime des ports qui sous le commerce du moment développaient des axes de communications, une attractivité culturelle…
Il en va ainsi des nouvelles zones commerciales créées de toutes pièces, des nouveaux e-commerces qui engendrent d’autres activités.
Et le centre -bourg, le centre-ville dans tout cela. Difficile d’exister sans commerce obligé qui viendrait à son tour jouer le rôle d’aimant !
Les zones commerciales érigées de fait en nouveaux centre-villes alors ?
Pas si sûr ! Comme on l’a vu , la rénovation des centres s’est faite bien souvent à l’ancienne comme si l’on voulait retrouver le passé, comme si le passé était mieux que le présent; ce serait donc un point de vue nostalgique qui aurait guidé
De l’autre côté, l’urbanisation de pourtours de villes crée une dynamique, au sens où la population est bien aimantée vers certains lieux qu’elle recherche.
La configuration ainsi créée semble allier une forme de tissu créé : en forme de naissance utopique d’un passé regretté où les relations avaient empreint les lieux pour le premier cas ; en forme d’axes de communication, de concentrations de commerces, d’opportunités budgétaires pour les ménages.
Les deux formes d’aménagement semblent au premier abord alléchantes et cependant il est fort à parier que les espaces géographiques ainsi créés ne seront que des espaces de transit. Que manquerait-il donc?
Certains diraient l’âme ; je dirais plutôt la convivialité.
Est-il souhaitable alors de rénover, voire de raser à la manière hausmannienne pour créer de toute pièce des espaces ?
L’essentiel ne serait-il pas de rendre ces espaces humanisés, pas au sens où les personnes vont passer mais au sens où les personnes vont « habiter les lieux ». Il est donc nécessaire à la conception de prévoir que les familles, les groupes divers, les sportifs, les non sportifs, les rêveurs, les différents âges puissent prendre « corps « dans l’espace et le temps.
Ceci impose donc donc de penser la diversité sociale, économique dans les nouveaux espaces sinon la relégation de populations vers les extérieurs ne ferait qu’accentuer les zones de passages dans les espaces urbanisés, ne ferait qu’appauvrir les populations reléguées, ne ferait qu’accentuer l’urbanisation des nouveaux territoires et des familles.
Les populations n »habiteraient »pas mais elles seraient de fait dans une non- ville, un non-lieu et un non-temps. Aucune convivialité à l’horizon ; il faudrait bien que celles-ci aillent chercher ce dont elles manquent le plus vers des lieux ou groupes virtuels ou réels offrant en apparence plus de lien, avec tous les risques encourus.
Deux questions:
Inventer des nouveaux espaces conviviaux de cette manière est-il encore possible ?
A qui incombe la responsabilité de coordonner aménageurs de territoires, urbanistes, industriels, architectes, sociologues, travailleurs éducatifs et sociaux ?
Le nouveau centre ville serait-il pour chacun dans les groupes affinitaires ? Sur le web?…
Je lisais dernièrement un article sur un blog intitulé « Chroniques d’un pingouin ordinaire » : il y va de la possibilité de critiquer ce qui passe dans notre pays, de mettre en dérision certaines propositions ou de les partager, ou bien d’apporter des critiques complémentaires pour favoriser le débat.
Dans un autre domaine, sur le blog de Pierre Assouline, » la République des livres », l’article « Job n’a pas fini de déranger », il est question de Job , donc de la bible, ce n’est pas rien.
Pierre Assouline écrit:
« Heureusement, il y a encore des créateurs à léger grain, suffisamment irrespectueux pour bousculer les classiques et les faire sortir de leurs gonds. Ce qu’ont fait le grand dramaturge israélien Hanokh Levin (1943-1999) en écrivant sa pièce Les souffrances de Job (Editions Théâtrales/ Maison Antoine Vitez) et le jeune metteur en scène français Laurent Brethome en la portant sur les planches. Qu’ont-ils fait de ce mythe universel du Juste souffrant en proie à l’énigme du Mal ? Une tragédie de notre temps. Radicale, violente, burlesque, dérangeante. »
Dans un genre différent, la une du canard enchaîné du 27 janvier mentionne les « cent fautes » du Président de la République.
Quel sens donner à cela ? Tout simplement que la France, encore aujourd’hui permet la libre expression. Celle-ci est nécessaire pour favoriser le débat, faire connaître les « dessous à laver », apporter des opinions différentes sur la place publique pour exercer un contre-pouvoir et participer au débat démocratique.
Bien sûr, cela est dérangeant pour certains élus qui voudraient éteindre toute opposition.
Les chroniqueurs et les blogueurs sont devenus, quoi qu’on dise, des « faire-savoir ». Les juges ont bien souvent qualifié les propos des blogueurs ainsi poursuivis de « libre expression ». Comme le droit d’association institué en son temps, le blog poursuit son affirmation d’élément essentiel dans le jeu littéraire, dans le jeu politique, dans le jeu de confrontation des interprétations des faits ; et en tout cela, le blog participe du jeu sain de la démocratie, encore faut-il que les blogs dégagent un certain contenu, bref qu’ils ne soient pas un lieu de logorrhée!
Bien entendu, ces propos bloguistes doivent rester dans la correction et comme je soulignais dans un dernier article, ils ne doivent pas encourager à la haine, encore moins à la haine raciale comme l’incitait le commentaire auquel j’ai répondu. Tout commentaire de ce genre serait dorénavant mis de côté et signalé.
Je ne voudrais pas supprimer le dialogue sur mon blog car l’intérêt réside dans l’échange ; j’invite donc chacun, lorsqu’il s’agit d’un sujet brûlant, à bien observer sur ce chapitre la structure de la phrase écrite et la ponctuation car celles-ci, suivant leur forme respective et leur emplacement, peuvent modifier complètement le message à passer, donner un autre sens à celui qui était voulu, ou donner un faux sens involontairement ou volontairement, et ce serait tout de même gênant pour « l’auteur » !
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Le mot » ressources humaines » résonne de capacités à éclore. Or qu’en est-il?
L’expression « ressources humaines » paraît bien loin de son sens premier.
Actuellement, l’employé, l’ouvrier ou le cadre sont appelés à rencontrer la personne « des ressources humaines » pour un congé, une absence, pour recevoir sa fiche de paie. Dans ce cas, on peut encore dire que la personne en question est perçue positivement(c’est un mot à la mode mais veut-il dire quelque chose), elle apporte une forme de ressource à la personne demandeuse.
Chacun a pu entendre ce vocable s’épanouir pleinement quand la formation a pointé son nez par nécessité de l’entreprise de se convertir. La personne nommée « ressource » avait sans doute des qualifications pour proposer des formations en adéquation avec le devenir de l’entreprise. Parfois même, la formation proposée ne correspondait pas à un de ses besoins; on a vu des employés réaliser des stages dans un domaine dont les compétences étaient toutes autres. Une façon de proposer un autre chemin, soit en terme d’épanouissement personnel soit en terme de reconversion. La grande satisfaction résidant dans le bien-être que pouvait trouver la personne formée et par biais, l’entreprise voyait alors des employés épanouis et donc plus à même d’être rentables , efficaces.
L’expression a pris un tout autre sens : les périodes de chômage, de variabilité du travail ont fait que la « personne ressource » devienne progressivement la personne chargée de licencier du personnel ; même mot pour une signification autre. Il a fallu que ces personnes aillent chercher dans leur compétences l’explication pour licencier, le versant moral pour faire comprendre la nécessité de mettre un terme à un contrat.
Et il faut alors que l’employé aille jusqu’à ses tréfonds chercher sa ressource pour entendre, pour rester encore droit, pour garder sa dignité, pour aller affronter sa nouvelle situation de chômeur!!!
La personne des « ressources humaines » lui aura fait comprendre parfois bien inhumainement que la compétence d’hier est devenue incompétence irrémédiable le lendemain.
Mais alors le service des ressources humaines remplit alors une fonction contraire aux mots qui le désignent.
Où vais-je en venir?
La ressource humaine peut encore exister si l’on considère l’humain avant de considérer le rendement à tout prix, même si ce rendement est nécessaire. Combien de fois ai-je constaté avec plaisir que la chose était possible : considérer le travail, bâtir les outils et aménager les postes de travail pour que les personnes soient rentables, efficaces . Ce volet serait suffisant pour certains mais il manquerait l’essentiel: faire en sorte que le travailleur quel qu’il soit, physiquement, mentalement, soit écouté. Et quand bien même cela serait, ce ne serait pas suffisant : il manquerait l »intérêt pour le travail et surtout le fait que le travailleur s’identifie quelque part à son entreprise , qu’il puisse se poser les questions, pas seul bien sûr mais dans le cadre d’équipes. Cela suppose une autre gouvernance de l’entreprise, pas celle de l’individu comme machine, de l’individu contre l’individu, mais l’individu expert en quelque sorte dans le cadre d’une équipe.
Et j’entends « encore plus de travail pour plus de croissance » alors que les ouvriers , employés et même les cadres n’aspirent qu’à quitter le lieu de travail le plus tôt possible . Le lieu de travail ne semble plus un lieu d’épanouissement. Qui cherche dans cette voie ?
Peu de gens et surtout pas ceux et celles qui ont été formés ou formatés dans certains lieux car ils n’ont pas la capacité d’imaginer, d’inventer une autre gouvernance !.
Seules actuellement, des entreprises « du secteur protégé » semblent avoir pris la mesure du volet humain. J’espère que vous avez vu comme moi, l’émission » concernant Bretagne Ateliers ; on y a vu des ouvriers, différents, capables de produire, capable d’aimer ce qu’ils faisaient, capables d’apprendre pour exercer autre chose et différemment. On a vu surtout des ouvriers semblant ne pas pouvoir faire quelque chose et cependant réaliser pleinement un travail particulier, pointu, et même proposer des améliorations techniques et organisationnelles.
Alors ? Nouveau modèle émergeant?
Panacée ? Sans doute pas, mais des chercheurs ont développé les modèles de l’expertise de chacun et de l’identité au travail !!!
On le voit, le poste de ressources humaines est à redéfinir en dehors de celle de gestion de paie ou de licenciement !!!!
Voilà près de trois semaines que le roman « IMAGO Une autre migration » court son chemin et s’en va dans les foyers au gré des lecteurs connus ou nouveaux. Un de mes amis, Eric, ami, lecteur, féru de littérature_beaucoup plus que moi, bien plus Oh! oui!_ vient de mettre en ligne quelques commentaires sur ce nouvel écrit.
En réalité, il consacre deux billets sur son blog.
Et jenny une artiste, ajoute ses commentaires.
Je ne manquerai pas de vous dire d’aller parcourir, _que dis-je c’est affligeant pour lui, parcourir, c’est comme aller chercher un fichier dans un ordinateur_,je dirais plutôt : allez ! Imprégnez-vous de cette culture quotidienne du « comment écrire » et vous comprendrez que ses élèves ont de la chance de lier littérature et projet éducatif. Vous comprendrez aussi que la réflexion menée au jour le jour dans un métier très prenant nous offre le privilège de comprendre la naissance du roman qui doit paraître d’ici peu; un roman qui lève le voile sur l’ado dans ses mutations. J’en ai déjà trop dit ! Le moment venu je vous en ferai part car il est à lire avec gourmandise.
Un lecteur vient de laisser un commentaire à propos d’un article de septembre 2008.
Je ferai une réponse tranchée à ce message quasi insultant et provocateur.
Pourquoi?
Tout simplement car il ne correspond pas au respect des personnes quelles qu’elles soient. On ne peut pas vivre dans un pays en encourageant la haine, en stigmatisant des populations contre d’autres. Le propos donné dans ce commentaire relève de la plus grande simplification et vise à entraîner les personnes sur des voies extrêmes. Cette façon de procéder vise à trouver des boucs émissaires à nos difficultés ; celles-ci existent bien sûr mais il s’agit avant tout de les résoudre par une voie démocratique, toujours critique ; d’autre part je pense que toute réponse doit se situer dans le respect du droit et aussi celui des devoirs : respect du droit décidé par nos représentants, devoir de respecter la différence d’appréciation de l’autre mais aussi devoir d’avoir un libre arbitre donc d’émettre en tant que citoyen des avis partagés ou non, devoir de respecter l’altérité tant que le particularisme n’étouffe pas l’universel de l’homme et devoir de respecter l’universalité conjointement.


Une panne informatique m’a empêché d’adresser mes voeux dès les premières heures de cette année. L’informatique est riche de ses possibilités mais quand le carnet d’adresses devient tout à coup vierge, une impression d’isolement vous envahit.
D’un autre ordinateur, sur les couleurs vertes de l’espoir, j’adresse à tous les lecteurs de ce blog, à tous les amis, à toutes les rencontres durables ou éphémères, à tous ceux ou celles que j’ai croisés sans mesurer l’importance de leur attente, je leur adresse tous mes voeux de santé, de bonheur. Qu’ils accompagnent vos souhaits d’entreprendre de tous les instants, de mener à destination votre parcours de vie, de créer de chaque moment un évènement d’épanouissement personnel. En bref, d’écrire les lignes de sa vie comme un auteur ! Et que les plumes volent !
Demain, je serai à nouveau au centre commercial Leclerc à Loudéac pour une séance dédicaces ; je donne rendez-vous de 14h à 18h à tous ceux qui voudraient échanger une minute sur le roman qui vient de sortir. Pour le moment, j’ai rencontré des lecteurs ravis non seulement de ce qui est écrit mais de la forme d’écriture. Et à chaque fois, c’est par une lecture d’un seul tenant qu’ils ont parcouru les 160 pages. Les jours derniers, une lectrice a partagé sa lecture et a fait part de son ravissement. Si vous aussi, vous avez quelque chose à partager sur ce roman, prenez une minute et écrivez-le !
Oui, vous l’aurez compris ; la séance de dédicaces qui devait avoir lieu aujourd’hui à la librairie Majuscules n’a pas eu lieu. La nature s’est habillée de blanc et si ce matin, les branches, les brindilles pointaient leurs nez sous dix centimètres de neige, les véhicules , eux, stationnaient couverts sous l’épais manteau qui voilait la ferraille de notre temps comme pour mieux se mettre au diapason de ce qu’aurait pu devenir Copenhague : recommencer à partir d’une feuille blanche !
Toujours est-il qu’il était préférable de ne pas maculer cette neige qui apparaissait comme un manteau d’espérance !


Bientôt ce salon qui a bonne réputation au dire des écrivains bretons qui étaient présents l’an passé.


